Depuis le début février la Ligue des familles a entrepris un tour de Wallonie-Bruxelles intitulé « L'école en questions ». Après un passage à Ath le premier mars et hier à Mouscron, la ligue multipliera les animations à Tournai ces mardi 16, jeudi 18 et mercredi 24 mars.

Elles seront menées en compagnie d'associations de la plateforme de lutte contre l'échec scolaire, issues des mondes des parents, des enseignants, et d'acteurs complémentaires à l'école (École de devoirs, Aide en milieu ouvert, Lire et écrire...)

Pour les parents, pour tous Certaines de ces conférences ont un public ciblé et les invitations ont été lancées. En revanche, deux soirées seront « grand public ».

Le jeudi 18 mars à 20 h, à la maison de la culture, les parents sont invités à s'exprimer sur « Quel sens pour l'école aujourd'hui ? » (inscriptions souhaitées au 0498/13 33 49 ou bwhainaut@liguedesfamilles.be)

Le mercredi 24 mars, même heure, même endroit, rencontre citoyenne croisant l'ensemble des publics (parents, profs, élèves, monde associatif para-scolaire) sur « l'école en questions » (inscriptions, idem)

« Pétez, pétez... »

La base des discussions, ce sera l'enquête réalisée auprès de mille francophones qui a permis de circonscrire l'opinion des adultes à propos du système scolaire.

On rappellera (le détail avait paru dans nos éditions du 4 février) que 36 % de la population de 18 à 65 ans expriment un manque de confiance ou alors une confiance très relative dans l'école.

Que le mythe de l'efficacité du redoublement (une triste spécificité franco-belge) a la peau dure : 65 % des parents y croient encore et 58 % des profs... « Pétez, pétez, il en restera toujours quelque chose... ». Ou encore qu'un prof sur deux estime que le corps enseignant en général n'a pas la capacité de se faire respecter en classe...

Dans un autre genre, on apprend que le réseau joue un rôle important dans le choix de l'école, à 47 % pour les 25-29 ans, à 56 % pour les 30-40 et 40-50 ans. Plus amusant : ceux qui privilégient un réseau - peu importe lequel - le feraient à 88 % « pour la qualité de l'enseignement » et reconnaîtraient à 44 % seulement « pour des raisons philosophiques ou religieuses » . À notre estime : il y a là globalement une absence de lucidité et/ou un déni culturel qui mériteraient une solide étude sociologique.

Enfin, si le temps scolaire est considéré par 70 % de la population comme plutôt « facile à vivre », deux tiers des parents s'estiment « trop peu disponibles pour rencontrer les profs » alors que deux tiers de ceux-ci se trouvent « suffisamment disponibles pour les parents » .

ecoleenquestions.be