+ Zilok, eBay de la location

Gary Cigé, d’où vient l’idée de cet eBay de la location?
D’un bête problème que j’ai rencontré avec mon ami Thibaut. Il venait d’acheter un miroir. On voulait l’accrocher au mur, mais on avait besoin d’une perceuse. Pas de bol, c’était dimanche. Pas question d’aller chez le voisin, ni même au magasin dans le centre de Paris où j’habitais à l’époque pour dépenser 150€ dans un objet qu’on n’allait de toute façon pas utiliser. Par contre, on s’est dit qu’on serait d’accord de mettre 15 ou 20€ pour avoir une perceuse dans l’heure. D’où l’idée de Zilok.

A part les DVD ou les jeux vidéo, un créneau vierge sur la toile…
Aucun point d’accès. Nous voulions créer un portail pour les particuliers et les professionnels, comme eBay l’est pour la vente.  Et il fallait étendre ça à tous les biens usuels.

Comment le site s’est-il développé?
En 8 mois, on a beaucoup travaillé. Il fallait développer des spécificités pour la location, comme la localisation et le contrat. Sans oublier la confiance : propriétaire, locataire et objet sont évalués.

Durée, prix, caution… Tout est paramétrable?
Tout, même si nous avons voulu garder une interface très simple. Le propriétaire peut définir ses jours «ouvrables» personnels, les durées maximale et minimale de location, la caution et le prix par jour.

Le site ouvre avec 800 membres, dont des Français et Luxembourgeois. Une version beta a été testée?
Nous avons surfé sur le succès de FaceBook pour créer un groupe d’utilisateurs de Zilok et ainsi populariser le site. On a démarré avec nos amis proches et les 20 membres du groupe sont vite devenu 800. il fallait aussi avoir leur retour sur leur vision du produit.

Une ouverture au reste du monde est prévue? Cela peut-il poser problème pour la localisation des parties éloignées du globe?
Nous traduisons pour l’instant le site en anglais. Il a d’ailleurs été programmé en anglais pour faciliter l’utilisation internationale. Car c’est notre but. On va rapidement tenter d’accrocher les USA, les Pays-Bas ou la Grande-Bretagne.

Peut-on imaginer un basculement vers la vente, ou vers l’échange, qui est très tendance avec notamment l’échange de biens immobiliers pour les vacances?
On verra en fonction de la demande des utilisateurs. Mais pour l’instant, notre vocation est exclusivement à la location. On préfère se renforcer plutôt que de s’éparpiller.

Comment allez-vous subsister? Par la pub?
Notre modèle économique est simple : nous sommes gratuit jusqu’à janvier. Ensuite, chaque propriétaire devra payer une somme fixe pour placer des objets en location. Et Zilok prélèvera une commission, mais uniquement en cas de transaction réussie. Comme eBay.

(Interview : Julien RENSONNET)