BERTRIX/NIVELLES - Perdre avec le sourire, c'est ce qui s'est passé pour les Baudets, d'après Joseph De Sutter, hier après-midi à Nivelles « Ça m'a fait plaisir de coacher cette équipe, affirme le coach bertrigeois. On a revu un groupe soudé. Avec des gars sur le banc qui encouragent. On était encore dans le coup à six minutes de la fin, avant de craquer physiquement. Oui, on s'est un peu réconcilié avec nous-mêmes. Quand je vois ça, je ne m'inquiète pas pour la suite de la saison. Pour l'honneur, on va tout donner lors de nos sept derniers matches. » C'était encore 75-75 à la 34', avant un 20-9 bien tassé de la part des Nivellois. « L'adversaire, qui avait dans ses rangs trois joueurs de l'équipe A, qui évolue en D2, était encore frais physiquement. Nous pas. Nicolas (Dehoux) était revenu à cinq heures du matin du ski. Il n'était évidemment pas au mieux. Il le reconnaît lui-même. OK, il met 19 points, mais vu les balles qu'il a eues, il aurait pu en marquer 35. » Avant cela, grâce à un gros troisième quart-temps, Bertrix a fait plus que jeu égal avec Nivelles. De 45-39 à la 20', le score est passé à 60-68 en fin de troisième quart-temps. Mais Nivelles n'a pas paniqué (68-70 à la 30').
Qu'importe la défaite pour Joseph De Sutter, c'est la manière qu'il retient. « Ludovic Lemaire nous a fait un super match. Thomas Mernier, souffrant d'une tendinite, a dû quasiment jouer sans sortir une seule seconde. On a réussi onze "bombes", ce qui doit être notre record cette saison. J'avais insisté avant le match sur la prise de responsabilités lorsque l'on est en bonne position. J'ai été écouté », se réjouit le coach baudet.
Et, certains qui n'avaient plus voix au chapitre dernièrement, se sont visiblement refait une place au soleil.
« Julien Collard a marqué 17 points en jouant vingt-cinq minutes. Je l'ai toujours dit : je fais jouer les gars en fonction de leur rendement. S'il joue comme il l'a fait ce dimanche, je n'ai aucune raison de le mettre sur le banc. » Mardi, un entraînement de plus d'une heure et demie est prévu. Avec au menu du 5 contre 5 ? Joseph De Sutter doit y croire.