Il s'agit plus exactement d'un préavis d'arrêt de travail, le régime particulier auquel sont soumis les pompiers ne leur permettant pas de mener une grève pure et dure. Le service incendie nivellois compte une majorité de volontaires, et ceux-ci estiment être à présent traités injustement par la Ville alors qu'ils ont fait fonctionner le service durant de nombreuses années.
Ils exigent donc une convention écrite garantissant que les volontaires resteront bien actifs sur le terrain, qu'on continue à faire appel aux sous-officiers volontaires, que les salaires soient payés en respectant la législation, que les primes soient égales à celles que touchent les statutaires et le paiement d'une allocation de départ basée sur l'ancienneté en cas de licenciement.
« Ce n'est pas une réaction à ce qu'ont obtenu récemment les pompiers professionnels. Leur combat était légitime et on le respecte ; il ne faut pas nous opposer. Mais nous estimons qu'il est temps de bouger parce que la Ville ne fait rien pour nous », indique Pierre-Quentin Lecuyer au nom des pompiers volontaires nivellois.