Pourquoi demander l'inter vention d'un agent sanctionnateur de la Province alors qu'il y a déjà des agents de quartier, des agents DNF, etc. La minorité au conseil communal de Bertogne a montré jeudi soir sa désapprobation envers la nouvelle convention relative à la mise à disposition d'un fonctionnaire provincial comme sanctionnateur.
« Pourquoi encore ajouter une personne ?, estime Benoît Genon. Pourquoi ne pas faire de l'éducation plutôt que de la répression ? Nous avons fait le test de mettre des fûts avec une canette qui pend dans mon village. Cela a porté ses fruits. Il vaut mieux responsabiliser que sanctionner. » Le bourgmestre Bernard Moinet veut recadrer les choses. « Les avis sont partagés sur le sujet. Vous avez voté avec nous les amendes administratives. Cependant, pour cela, il n'y a qu'une personne qui peut agir : l'agent sanctionnateur. Même notre agent de police ne peut pas sanctionner ; il ne peut que réaliser des procès-verbaux. Toutefois, un des rôles importants du sanctionnateur est de faire de la médiation et donc de la sensibilisation. »
« Il faut engager un agent sensibilisateur alors ! », conclut le conseiller Genon.
La minorité décide de voter contre ce point.
Les édiles ont également analysé la convention entre la commune et la société de logements publics de la Haute-Ardenne concernant les travaux conjoints à Givroulle pour transformer le bâtiment communal incendié en six appartements dont quatre communaux (un logement social, un logement de transit et deux logements d'insertion) et deux appartements sociaux, la transformation du préau en deux logements sociaux, la construction de deux nouveaux logements sociaux sur le terrain jonchant le préau et les abords et aménagements extérieurs. Les travaux sont estimés à plus d'un 1,1 million d'euros, répartis quasiment à 1/3 pour la commune et 2/3 pour la SLP.
Louis Vaguet (minorité) pointe différents points d'interrogation dans ce dossier. « On affinera les choses quand le dossier reviendra, mais il faut avant tout avancer », rassure le mayeur. Un dossier qui devrait encore revenir dans les prochains mois sur la table du conseil.