Régis Macoir, vous avez inscrit un quintuplé face à Petit-Han, une première pour vous ?Ah oui, je n'avais encore jamais réalisé cet exploit. Je me souviens d'un quadruplé en P3 il y a quelques années, sinon c'est tout.

Comment se sent-on après un exploit pareil ?J'étais très heureux, mais je suis resté les pieds sur terre, il n'y a pas eu d'excès de joie de ma part. Après le troisième, je me suis dit que c'était déjà pas mal. Mais j'étais surtout content d'avoir pu contribuer à la victoire de mon équipe.

Vous en êtes à combien de buts inscrits cette saison ?Je crois que j'en totalise 13 avec les cinq de ce week-end, mais je dois avouer que je ne fais pas du tout attention aux statistiques. Seule la réalité du terrain compte.

Et vous êtes satisfait de votre saison ?J'effectue une saison correcte, pas la meilleure, mais pas la pire non plus.

Roy va-t-il sauver sa peau en P2 ?C'est tout ce que j'espère. Nous devrons bien négocier les rencontres face aux concurrents directs comme Izier, Manhay ou encore Vielsalm. Face à Heyd, ce week-end, ce sera plus compliqué. Mais, nous avons bon espoir, car ce groupe présente des qualités. Il faut que nous soyons épargnés par les blessures et les suspensions.

Comment définiriez-vous votre style de jeu ?Je ne chipote pas, je vais toujours vers l'avant et si possible directement vers le but. Samedi, j'ai d'ailleurs marqué uniquement sur des face-à-face. Pas de fioritures, droit au but.

Est-ce que le jeu de Roy est basé uniquement sur vous ?Très honnêtement, j'ai l'impression que non. Et pourtant, on ne cesse de me répéter que si. Que ce soit les adversaires ou mes équipiers.

À Roy en P2 ou en P3

Vous avez souvent droit à une attention particulière des défenseurs adverses ?Ah ça, oui, toutes les semaines ! Et ils jouent souvent très dur. Comme je ne me laisse jamais faire, cela provoque parfois des duels très musclés. Comme avec Frédérick Lamote de Marloie. Je devrais parfois apprendre à garder mon sang-froid, mais quand vous prenez des coups pendant 90 minutes, ce n'est pas évident. Je dois apprendre à maîtriser mes nerfs à certains moments.

Vous avez un joueur modèle ?Non, aucun. Je ne suis d'ailleurs guère les rencontres de D1 ou à l'étranger.

Où se situe votre avenir footballistique ?Je vais rester à Roy, ma décision est prise. J'ai déjà été contacté par plusieurs cercles de P1, mais j'ai des projets personnels donc j'ai refusé. Je crois que je me laisserai tenter dans les années à venir, mais pas tout de suite. En P3 ou en P2, cela ne change pas grand-chose pour moi. J'ai déjà joué dans les deux divisions et je m'y suis bien plu.