Le site internet du FC Bleid est à nouveau ouvert. Dans une version plus light, où l'on tient désormais à éviter la polémique. C'est en tout cas ce qu'a indiqué Renato Costantini dans un message d'accueil en forme d'appel au calme. En précisant que « plus aucun dérapage ne sera toléré », mais en n'omettant cependant pas d'écorcher au passage quelques ennemis intimes : « Nous souhaitons, dorénavant, oublier tout ce qui ne concerne pas notre club, oublier nos voisins qui ne méritent, de toute façon, pas notre intérêt, oublier que le soutien qui nous a été accordé pendant toutes ces années a été plus que minime, oublier enfin que nous ne vivons pas dans un monde où le sport serait pur et innocent. »

Il y a quelques mois, à l'heure où Excelsior et FC Bleid s'accordaient pour le partage du stade Yvan Georges, un même appel au calme et à la bonne entente avait été lancé par le manager bleidois, encore président à l'époque. Ça n'avait guère duré. On ne doit cependant pas trop craindre que le derby de ce samedi, puisqu'il aura bien lieu, se déroule dans un climat hostile. D'autant que le duo Costantini - Munaut, cible de bien des critiques, ne sera pas là.

Et parce que dans les deux camps, on a beaucoup apprécié la décision prise par les joueurs de Bleid.

Ceux-ci, après en avoir discuté entre eux mercredi soir, ont donc accepté de finir gratuitement (ou presque) cette saison et cela offre aux dirigeants bleidois un temps de réflexion supplémentaire avant de décider de l'avenir du club.

Notamment pour examiner trois pistes menant à des repreneurs, dont une italienne. « je n'en dis pas plus, commente Pierre Munaut, si ce n'est qu'ils ne viennent pas de la région ». Que celle-ci soit sérieuse ou pas, il ne fait cependant aucun doute que le FC Bleid peut s'attendre à de sérieuses difficultés. On imagine en effet que les joueurs du noyau actuel, fâchés d'avoir été mal informés quant à la situation financière du club en décembre dernier et lassés de toute cette instabilité, n'ont guère envie de faire de vieux os au stade Ndoumbé. D'autant que quelques précédents épisodes fâcheux, impliquant d'autres investisseurs étrangers (à Namur ou à l'Union notamment) ont de quoi susciter l'inquiétude.

En attendant, les Bleidois joueront donc bien à Virton samedi soir et, normalement, jusqu'en fin de campagne. Pour le maintien en D3, pour l'honneur, pour le prestige ou pour se faire remarquer en vue d'éventuels transferts. Chaque joueur aura au moins une bonne raison.