Les faits se sont déroulés durant la nuit de lundi à mardi, la semaine dernière, et n'ont pas été dévoilés - officiellement du moins - à la presse. Ils sont pourtant bien avérés.
Il était environ 2 h 30 (le mardi 2, donc) quand deux individus encagoulés et munis, semble-t-il, de pieds de biche ou d'outils similaires se sont introduits à l'intérieur de la Cathédrale Notre-Dame. Ils ont pénétré par la porte du Capitole (située du côté du Beffroi en face du Pinacle) dont ils ont forcé le barillet. Une fois sur place, ils se sont attaqués à un autre barillet : celui de la serrure de la porte grillagée qui protège l'accès vers la salle du trésor.
Ils ont poursuivi leur progression jusqu'au bureau d'accueil de la salle du trésor, lequel est barré par une porte vitrée commandée par une serrure électrique à code secret. Curieusement, cette porte n'a pas été fracturée. Ce n'est par contre pas le cas de la contre-porte, située juste derrière et recouverte d'une peinture métallisée ; celle-ci a manifestement été attaquée avec un chalumeau à hauteur de la serrure.
Lorsqu'ils ont pénétré dans le bureau d'accueil du trésor, les auteurs ont déclenché le système d'alarme, ce qui les a aussitôt mis en fuite. Ils n'ont donc matériellement pas eu le temps et la possibilité de dérober quoi que ce soit.
Il semblerait - mais nous n'avons pas eu confirmation de cette information - qu'ils se seraient également attaqués à une caméra de surveillance qui se trouvait sur leur trajet. Des images des auteurs auraient toutefois été prises et sauvegardées sur un disque dur qui a été confié aux enquêteurs.
On ne peut bien entendu pas affirmer que ces faits sont en lien avec d'autres, mais on ne peut évidemment pas s'empêcher de penser au cambriolage commis en février 2008 et durant lequel la Croix byzantine et des calices avaient été dérobés.
Depuis cette époque, des mesures de sécurisation - encore insuffisantes sans doute - ont été prises mais se sont néanmoins avérées payantes dans le cas présent. La tentative de mardi dernier n'a rien de comparable, en terme de violence déployée, avec les faits commis en 2008. Il n'empêche qu'elle repose une nouvelle fois la question de la sécurisation, non seulement du trésor, mais de l'ensemble de la Cathédrale.