Arrivé vendredi soir, John Wren a d'emblée été submergé par l'émotion lors du Last Post de 19 heures, à Ploegsteert : « Je lui ai expliqué le devoir de mémoire que nous entretenons dans la région, précise Marino Mahieu, qui est à l'origine de sa présence. Il ne sait comment nous remercier et, durant le séjour, il a régulièrement versé une larme. » Le samedi, entre autres, il est allé se recueillir sur les tombes de soldats du Scottish Regiment, à Wijtschate et à Zillebeke.

Dimanche, après une découverte de Ploegsteert avec Joseph Delrue, il a visité le blockhaus allemand de Comines, en compagnie de François Maekelberg. Le bourgmestre Gilbert Deleu l'a accueilli pour lui remettre un souvenir.

Pour ensuite se rendre à Messines, à la ferme « La Petite Douve », occupée par la famille Mahieu.

Une mitrailleuse allemande mise à jour

En ce moment, une équipe de passionnés est occupée à mettre à jour une mitrailleuse allemande.

L'occasion pour sir John Wren de découvrir comment la ligne de front a évolué.

Lors de la première bataille de Messines, le 31 octobre 1914, le London Scottish Regiment (700 hommes) s'est battu contre un bataillon bavarois. Les pertes sont éloquentes : les dépouilles de 88 soldats n'ont jamais été retrouvées (leur nom figure sur la Porte de Menin à Ypres), trois ont été identifiés et enterrés et 200 ont été blessés. Près de la moitié du régiment a été mise hors combat en un seul jour !

Après avoir foulé la terre du front, gageons qu'aujourd'hui rentré à Londres, John Wren ne voit plus les « débris de guerre » placés dans les vitrines de son musée avec le même regard.