"Nous sommes désireux d'appeler le monde politique à la suite d'un certain emballement médiatique concernant Cureghem", a indiqué Gilles Grossen, animateur au comité de quartier "Renaissance Lemmens". Selon lui, la réponse sécuritaire du politique n'est pas une solution envisageable.

Au total, ce sont six associations de Cureghem qui ont réagi après plusieurs faits divers relayés par les médias dans le quartier anderlechtois fin décembre. L'Union des femmes libres pour l'égalité des droits, le Centre de jeunes Avicenne, Walalou, La Rosée et Rézolution font également partie de ce collectif.

"Depuis une quinzaine d'années, il faut souligner l'investissement financier important des politiques publiques, notamment des contrats de quartier. Comparativement à ceci, nous constatons une inégalité de traitement manifeste entre le secteur jeunesse et celui du sécuritaire. Tolérance zéro, zones de non-droit, sont pour nous des termes qui créent des amalgames. On ne nie pas le sentiment d'insécurité", a-t-il poursuivi, "mais le politique et les médias s'attardent trop sur les conséquences du problème sans s'attaquer à ses véritables causes: le droit au logement, l'emploi, etc."

Le collectif projette d'organiser une journée d'étude et de réflexion sur la problématique sociale de Cureghem. Les membres de ces associations espèrent trouver des pistes concrètes pour améliorer le contexte social du quartier.