Un visiteur de prison, un ancien co-détenu, des voisins et des personnes de l'entourage familial de l'accusé, M. Abghounni, ont tous fait part de la souffrance que leur témoignait l'accusé par rapport à la perte de vue de sa fille.
Celle-ci était confiée à sa maman, la victime, qui seule en avait la charge. Selon une décision d'un juge de la jeunesse, l'accusé, Saïd Abghounni, n'était plus autorisé à la voir, notamment en raison de sa consommation de drogues et d'alcool.
Saïd Abghounni comparaît devant la cour d'assises de Bruxelles pour l'assassinat de son ex-femme, le 10 septembre 2007. Celui-ci avance qu'il n'a jamais eu l'intention de la tuer mais qu'il voulait juste avoir l'occasion de voir sa fille. Le matin des faits, M. Abghounni s'était rendu, en possession d'une arme à feu, devant l'immeuble de son ex-épouse, Magda André. Il voulait voir sa fille lorsqu'elle sortirait pour aller à l'école, affirme-t-il. Mme André est arrivée quelques minutes plus tard. Saïd Abghounni l'aurait alors interpellée dans le sas d'entrée de l'immeuble. Il dit l'avoir questionnée sur les raisons de son absence en pleine nuit laissant leur fille seule. Puis il affirme avoir tiré à plusieurs reprises sans réfléchir et sans regarder. La mort de Mme André avait été causée par une balle dans la tête.
D'autres témoins de moralité seront encore entendus vendredi matin. S'ensuivra le réquisitoire du ministère public et une partie des plaidoiries des parties civiles.