Durant quelques jours, la Ville de Namur ne comptera plus qu'une seule piscine publique fonctionnelle sur les trois dont elle dispose. En effet, après la fermeture début janvier du bâtiment de Salzinnes, c'est au tour de celui de Saint-Servais de mettre la clef sous le paillasson. La raison : une analyse a révélé la présence d'un agent bactériologique.
Dans les piscines communales, la qualité des eaux est contrôlée quotidiennement et au moindre signe suspect, on ferme. Mais la situation n'a rien d'alarmant. « La fermeture ne durera que quelques jours. Le temps d'une opération de nettoyage des canalisations par choc thermique. Ce qui devrait neutraliser les bactéries existantes », explique Maxime Prévot, échevin des Sports.
Impossibilité pour certains baigneurs de piquer une tête dans les jours à venir, donc. « Les écoles devront faire l'impasse sur la natation pendant un peu plus d'une semaine. La piscine de Jambes étant déjà saturée suite aux travaux en cours à Salzinnes, il est impossible d'y faire venir plus de monde », poursuit Maxime Prévot. Pour le moment, la menace d'une fermeture plus longue ne pèse donc pas.
Pour rappel, il y a quelques mois, un plan de revalorisation des trois piscines communales a été lancé afin de remédier à la vétusté des installations. Des travaux de rénovation ont ainsi été mis en chantier à la piscine de Salzinnes, fermée depuis janvier.
En ce qui concerne les infrastructures de Jambes et Saint-Servais, Namur a prévu un budget de 250 000 € pour les remettre aux normes. Un montant total qui s'élève à un million d'euros avec les subsides accordés par la Région wallonne.