Derby ou pas ? Repreneur ou non ? Le suspense demeure entier à Bleid où une réunion est prévue ce soir, qui pourrait être décisive. Mais si certaines têtes pensantes du club ne cachent pas que permettre à l'Excelsior Virton de réussir une belle recette ne les tente guère, le président Baillot tient, et plusieurs joueurs avec lui, à ce que ce match se joue. Et même que son équipe boucle le championnat.

Le noyau s'est d'ailleurs réuni hier soir, avant l'entraînement, afin que chacun se prononce quant à sa volonté d'aller jusqu'au bout de la saison, probablement sans le moindre émolument (sauf les primes peut-être). Déjà en journée, Sébastien Cognart avait pris le pouls auprès de quelques équipiers. Certains, comme lui, souhaitaient poursuivre l'aventure, d'autres réservaient leur réponse.

Hier soir, en compagnie de Fabien Matagne et Mario Mendoza, chacun a pu exprimer son avis ou demander des explications. Et de ces discussions, il ressort que les joueurs, ou en tout cas une majorité, veulent continuer à s'entraîner et à jouer jusqu'au terme du championnat. Mais encore faut-il que le comité l'accepte ce jeudi après avoir rencontré des représentants des joueurs.

Deux séances d'entraînement sont programmées ces jeudi et vendredi, preuve de cette envie de bien préparer le derby. « Pour un seul match, ça n'a aucun sens, termine Hugues Baillot. C'est jusqu'en fin de saison ou rien. »

Gratuité ou repos forcé

Quoi qu'il en soit, et sauf reprise du club in extremis, pour les joueurs, il ne reste sans doute que deux alternatives : s'aligner gratuitement sous les couleurs de Bleid jusqu'en fin de campagne ou observer un repos forcé. En effet, même si une mise en liquidation les libère de leurs obligations envers le FC Bleid, ils ne pourront retrouver un employeur qu'après le 30 juin.

Car les affectations pour cette saison-ci ne sont plus possibles après le 15 mars et les joueurs du club gaumais ne pourraient être libérés qu'après l'officialisation de cette liberté dans la Vie sportive, organe officiel de la Fédération. Soit après le 17 mars. À moins d'une action en référé, auprès d'un tribunal du travail.