Selon l'agence Belga, le gouvernement fédéral a l'intention de tester un nouveau système dans un canton par région à l'occ asion des élections fédérales de 2011, tout en réutilisant par ailleurs les ordinateurs traditionnels de vote.

C'est qu'il est entre autres ressorti d'une réponse du ministre flamand des Affaires Intérieures, Geert Bourgeois (N-VA), à une question d'un député flamand. Et ce la suite des reproches de lenteur qu'il avait adressé à la ministre de l'Intérieiur Annemie Turtelboom.

À en croire Geert Bourgeois, il ne serait pas exclu non plus d'avoir à en revenir partout au crayon et au papier, si la procédure prend du retard.

« En 2009, quelques mois avantles élections régionales, un cahier des charges a été lancé pour définir un nouveau système de vote électronique, souligne Philippe Evrard, administrateur et directeur de la société marchoise Stésud, qui équipe des bureaux de vote. Mais depuis lors, rien n'a bougé. Le gouvernement fédéral n'a pas demandé les offres définitives des firmes.

Nous n'avons pas remis de prix et ne comptons de toute façon en remettre. Cela ne change pas grand-chose pour nous. Il n'est jamais question que d'un canton par région. » Stésud, qui a été la première société à créer un système pour permettre aux gens de voter électroniquement, équipe quelque 700 bureaux sur 36 communes.

La collecte des résultats de tout le pays « À savoir l'ensemble des contons de l'arrondissement de Liège, les trois communes du canton d'Hasselt, Durbuy en province de Luxembourg, et nous sommes aussi présents dans la région bruxelloise, précise Philippe Evrard.

» Le contrat courait jusqu'en 2009, mais le gouvernement fédéral nous a demandés s'il pourrait encore utiliser notre système en 2011 aux mêmes endroits. Nous avons marqué notre accord. Une décision du conseil des ministres doit encore tomber. Mais il y a 99 % de chances que notre matériel soit encore utilisé dans ces cantons. » Lors des élections régionales de 2009, la société marchoise avait par ailleurs été retenue pour collecter les résultats électoraux à travers tout le pays.

« D'une durée de quatre ans et établi en 2009 donc, le contrat concernant la partie résultats est totalement indépendant du vote électronique et continue d'office. » Philippe Evrard conclut. « En 2009, nous avions réalisé un peu plus de 15 % de notre chiffre d'affaires avec les élections. »

Inutile de dire dès lors de dire que les élections de 2011 seront une nouvelle fois particulièrement bienvenues pour cette entreprise. À condition bien sûr que le gouvernement fédéral tienne, ou ne prolonge, c'est selon, ses engagements.