«Mon dernier match ? À Wetteren, le jour où le nouveau coach a pris l'équipe en mains. Un mois sans jouer, c'est long surtout quand l'équipe est dans une bonne dynamique. Vous pensez bien que j'étais impatient samedi. J'aurais déjà voulu jouer contre Mons mais il valait mieux ne prendre aucun risque. » Dans le secteur offensif Youssef Sofiane avait commencé en fanfare avec un but pour son premier match. Depuis, il se fond à merveille - tout en discrétion - dans un environnement qu'il apprécie : « J'ai fait une dizaine de matchs complets ; pour quelqu'un qui était venu pour jouer, ce n'est pas mal. Avec les terrains plus difficiles, j'ai souvent des petits problèmes aux adducteurs. Tonique, je joue sur ma vitesse et ça finit par peser sur le corps. J'ai toujours pris le temps de revenir même si pour un footballeur, c'est très dur d'être patient ! Même si je suis tracassé par ces petites blessures, je n'ai jamais rechuté après être revenu. Depuis dix-sept ans, je suis dans le milieu professionnel et on commence à connaître son corps. Je sais exactement quand il faut appuyer sur l'accélérateur ou tirer le frein à main. J'ai continué à m'entraîner légèrement malgré la déchirure, la semaine passée s'est bien déroulée physiquement parlant, la demi-heure jouée a été un couronnement de ces efforts. » Se blesser lors de l'arrivée d'un nouvel entraîneur, ça pourrait être embêtant. Pas pour Youssef : « Alexandre Czerniatynski a remis tout le monde au même niveau et il y a un peu plus de concurrence dans l'équipe. À partir de là, c'est simple : ce sont les meilleurs qui jouent, il faut toujours montrer qu'on mérite sa place. » Depuis qu'il a rejoint le stade Luc Varenne, il s'est un peu baladé sur le front de l'attaque, sans que cela ne le gêne le moins du monde : « J'ai débuté comme attaquant avant de glisser sur le flanc droit. C'est dans cette position d'ailier que je me suis épanoui à Auxerre. C'est marrant de retrouver des réflexes de son enfance. J'aime balancer de bons centres ou des passes décisives. Physiquement, ce n'est pas mal non plus de jouer dans un couloir. De toute façon, si c'est pour le bien de l'équipe, aucun problème pour autant que je reste dans le secteur offensif. »
La suspension de Sylvio risque de le voir avancer aux côtés de Seoudi : « Même si nous n'avons pas beaucoup d'automatismes, les petits jeux basés sur la rapidité à se défaire du ballon sont très précieux. Concernant Sylvio, au plus il est dans l'équipe, au mieux c'est parce que c'est un sacré point d'ancrage. Maintenant, ce serait sans doute mieux qu'il soit suspendu samedi et mercredi prochain ; il ne serait finalement absent qu'une semaine. »
Retour... perdant pour Youssef Sofiane au Brussels - même s'il a apprécié sa demi-heure : « On était tous très déçus du revers dû à un ensemble de facteurs : un peu de fatigue dans le chef des joueurs ayant enchaîné beaucoup de matchs, un petit manque de motivation devant une équipe diminuée. Il faut seulement continuer à bosser. »