Comment avez-vous convaincu le Premier ministre de donner une conférence sur l’avenir de la Belgique en Wallonie?
Très simplement. Il y a quelques mois, je lui ai suggéré une conférence à Wavre. C’est l’occasion d’avoir un contact direct avec la population francophone du pays. Je suis positivement impressionné par le fait qu’il ait dit oui. Je suis très impressionné par le monde. 800 personnes avaient annoncé leur venue. C’est énorme. J’ai eu quelques inquiétudes logistiques. Lorsque j’avais invité Guy Verhofstadt il y a sept ans, 400 personnes s’étaient déplacées. Ici, on a dû monter en catastrophe un chapiteau avec écrans géants pour accueillir tout le monde. Mais cela démontre bien l’intérêt de la population pour la politique et pour l’avenir de notre pays. 
 
Comment êtes-vous parvenu à le convaincre de venir?
Il a accepté directement. Je suis conscient que pour un Premier ministre, c’est courageux. Avec les problèmes socio-économiques que nous connaissons et la présidence de l’union européenne qui se profile à l’horizon...  

Courageux et peut-être téméraire, avec la nouvelle flambée communautaire qui s’annonce sur Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV)...
C’est une question de responsabilité. Mais il est normal qu’Yves Leterme soit réservé sur certains points. Tout ne doit pas être résolu sur la place publique. La démocratie, ce n’est pas la téléréalité. 
 
Et les militants du RWF (Rassemblement Wallonie-France) qui ont décidé de manifester?
C’est assez classique. C’est un parti démocratique. C’est la liberté d’opinion. Je ne suis pas du tout embarrassé par ça.

Pour Wavre, c’est pas mal...
Comme capitale politique du brabant wallon, c’est une fierté. Et pour Yves Leterme, ce n’est pas un exercice facile. J’apprécie beaucoup.