L'action a été, lancée, en front commun, au niveau national. Les manifestants sont déjà passés par les gares de Bruxelles-Nord (23 février) et Gand (2 mars) avant de faire étape à Namur, ce dernier mardi. Et ils n'en resteront pas là. Prochaines stations : Louvain (16 mars), Arlon (23 mars), Anvers (30 mars), Liège (20 avril), Bruges (27 avril), Wavre (4 mai), Hasselt (11 mai) et Mons (18 mai).
« À cette occasion, nous distribuons des cartes postales que nous invitons la population à compléter afin de témoigner ainsi de son soutien », expliquent les organisateurs. Le message adressé à la ministre de l'Intérieur est clair : « Occupez-vous des services d'incendie. Veillez à ce que les citoyens puissent dormir sur leurs deux oreilles. »
Nécessités
Le front commun syndical prouve, en outre, à Annemie Turtelboom, l'importance d'un dialogue social transparent et structuré ainsi que la nécessité d'apporter des solutions aux problèmes ponctuels (allocation de fin d'année, consolidation du congé préalable à la pension, sécurité et précision dans le cadre du temps de travail). « Nous voulons également insister sur le fait qu'une réforme sans position juridique valable et attrayante, pour l'ensemble du personnel, est inconcevable. » C'est dans ce contexte de crise (et en marge de la toujours controversée réforme des services de secours) qu'est donc menée la campagne de sensibilisation qui traverse actuellement le pays.
Une lettre ouverte a été adressée aux bourgmestres et aux gouverneurs des différentes contrées visitées. Hier, Denis Mathen a ouvert les portes du palais provincial de Namur pour accueillir et écouter les manifestants.
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Lettre à Madame la ministre
Le courrier est adressé à Annemie Turtelboom, ministre de l’Intérieur, rue de la Loi, 2, à 1000 Bruxelles. Il est ainsi rédigé.
Madame la ministre, 97% de la population a une profonde estime pour les pompiers. Je suppose que les autres sont des hommes et des femmes politiques…
Régime de fin de carrière, durée du travail, formations, promotions… Rien n’est clair ou univoque! Comment est-ce possible? Prenez soin d’eux pour que je puisse dormir sur mes deux oreilles !
Cette carte postale, des dizaines de passants l’ont, sans hésiter, cautionnée et signée, hier en début d’après-midi, devant la gare de Namur. Forts de ce soutien, et documents à l’appui, les représentants des travailleurs se sont ensuite rendus au palais provincial, où le gouverneur, Denis Mathen, les a accueillis et a écouté attentivement leurs propos. |