Pouvoir disposer de lo caux plus confortables et plus adaptés, c'était devenu indispensable, pour le Bailou d'Aubel. Mais aujourd'hui, il semble que le grand projet de ce SAJA, centre de jour pour personnes handicapées adultes, pourrait bien passer du rêve à la réalité. La commune vient en effet de lui céder une parcelle de plus de 3 200 m2 à l'arrière des terrains de football aubelois. De quoi lui donner de la place pour faire sortir de terre un tout nouveau centre. Mais de quoi, surtout, obtenir le feu vert pour ouvrir un dossier solide.

« Nous pouvons espérer décrocher des subsides de l'Awiph (l'Agence wallonne pour l'intégration de la personne handicapée) pour la construction de ce nouveau bâtiment. Mais la condition préalable pour pouvoir introduire un dossier était de posséder un bail emphytéotique. Voici donc désormais qui est fait. Nous allons ainsi pouvoir lancer les avant-projets ! », se réjouit Roger Nyssen, coordinateur du chantier pour le Bailou.

Si tout se passe bien, c'est donc un centre flambant neuf qui devrait prochainement accueillir les membres du Bailou. Une infrastructure qui se voudra à la fois « propre et durable », mais aussi et surtout « accueillante et confortable » . Coût global du projet : 1,5 million € dont 60 % de subsides escomptés. « Le bâtiment actuel, dans l'ancienne école de l'État rue de Battice, n'est plus du tout adapté aux activités du centre, explique Roger Nyssen. Au départ, l'idée première était de rester à cet emplacement, et de le transformer. Mais, mais tant pour des raisons techniques qu'économiques, ce n'était pas vraiment judicieux. La commune nous a alors proposé ce terrain, situé à la fois plus dans le centre d'Aubel, mais aussi un peu plus au calme. » Le Bailou, créé voici 30 ans déjà, accueille actuellement quotidiennement 25 personnes handicapées, moteur et cérébral, dont une dizaine de manière lourde. Des bénéficiaires âgés de 20 à près de 60 ans encadrés par 14 éducateurs spécialisés. « Le retard des personnes que le Bailou accueil est très important. L'objectif du centre n'est donc pas de les mettre en activité, mais se concentre essentiellement sur la recherche de leur bien-être ». Un confort qui se verra donc sérieusement amélioré avec l'ouverture du nouveau centre. Mais pour cela, il faudra encore patienter. Le dossier n'est est en effet qu'à ses balbutiements.