Le courrier est arrivé lundi soir à l'administration communale de Wavre : le ministre Écolo Philippe Henry signifie au collège que le recours introduit par les riverains contre le projet de Décathlon n'a pas été reçu. En d'autres termes, le promoteur a le feu vert, le permis d'urbanisme octroyé par la Ville de Wavre en mars 2009 est confirmé.

Il reste la possibilité d'un nouveau recours possible devant le Conseil d'État mais cela reste à vérifier auprès des riverains.

Pour Décathlon, cette décision sonne un peu comme la fin d'une saga : l'intention d'implanter son sixième magasin date déjà de plusieurs années. À l'époque, le site retenu se situait dans le zoning sud, juste en face de Walibi. Appelé Padem, le projet mettait Décathlon comme fer de lance d'un ensemble commercial important.

Le ministre André Antoine refusa Padem, arguant de la proximité avec la récente Esplanade de Louvain-la-Neuve et du dommage que risquaient d'encourir les magasins du centre de Wavre.

Décathlon ne se résigna pas et opta pour une autre localisation : à la sortie de Wavre mais cette fois du côté de Louvain-la-Neuve, entre la N 4, la N 25 et la voie général Blücher. Décathlon n'a pas l'habitude de faire dans la supérette : le magasin escompté fera une surface de 5 000 m2 autour duquel sera construit un parking de 430 places.

La Ville de Wavre, si elle fut toujours favorable à la venue de l'équimentier sportif, mit toutefois des conditions. Craignant des embarras de circulation, elle subordonna l'octroi du permis à la construction d'un rond-point entre la N 4 et la N 25. L'endroit est déjà dangereux : la proximité du magasin n'allait pas améliorer les choses. Détail, ce rond-point devra être construit aux frais de Décathlon. Autre condition, l'éclairage du parking devra être réduit, histoire que les riverains n'aient pas le sentiment d'être en plein jour 24h/24. Les riverains, parlons-en : ils furent environ 200 à introduire une réclamation lors de l'enquête publique. Principal reproche, l'antinomie entre un lotissement résidentiel et un hypermarché. Avec la circonstance qu'outre les désagréments inhérents à l'afflux de véhicules à leurs portes, ce projet cause un préjudice à la valeur de leur propriété. Le ministre Philippe Henry a décidé qu'il en était autrement : Décathlon peut donc devenir maca.