Christophe Cand i fait partie des fidèles de l'Alsec Nivelles. À l'exception d'une escapade d'un an à Sombreffe, cela fait 20 ans qu'il fréquente les parquets de la Dodaine, en tant que joueur ou entraîneur. Cette année, il s'est vu confier une nouvelle mission au sein de la maison aclote : le poste d'assistant-coach aux côtés de Laurent Dessart.

« J'étais déjà assistant-coach il y a trois ans à Sombreffe, explique-t-il. Mais c'était en Régionale. Ici, c'est la division 2. Sur le plan sportif, c'est très intéressant. J'ai découvert un autre univers, plus rigoureux. J'ai beaucoup appris au contact d'un très bon groupe, porté par une excellente ambiance. Les joueurs m'ont également très bien intégré. Je garderai un très bon souvenir de ce travail, même s'il est dommage qu'il se termine de cette manière. » Christophe Candi fait allusion à la décision du club de poursuivre l'aventure en division 3 la saison prochaine. Quel que soit le verdict sportif en D2.

« Nous nous sommes investis, on a monté un beau projet pour tenter de maintenir l'équipe en division 2, remarque-t-il. Au terme du mois de janvier, nous étions d'ailleurs dans le coup pour conserver notre place dans l'antichambre de l'élite. Maintenant, compte tenu de la volonté du club, la situation est complètement différente. Quoi qu'il arrive, cette saison constituera un échec. » Le staff doit désormais redoubler d'imagination pour conserver le groupe en éveil, à l'heure où le mot d'ordre est... de tout faire, ou presque, pour décrocher la seconde place descendante.

« C'est effectivement difficile de motiver les joueurs pour les dernières rencontres. On tente cependant de leur faire comprendre qu'ils doivent profiter de cette opportunité d'évoluer à ce niveau pour continuer à progresser et, également, pour se montrer. » Le contexte étant ce qu'il est, les Aclots ne doivent même pas se forcer pour subir la domination de leurs rivaux. On a pu le constater à Hasselt.

« Entre une équipe qui s'entraîne une fois par semaine et une autre qui profite de quatre ou cinq séances hebdomadaires, il n'y a pas photo, poursuit Christophe Candi. Physiquement, on ne peut pas tenir la distance. De toute façon, cela devient difficile de faire des reproches aux joueurs. À l'égard du coach également puisqu'il doit faire avec les moyens du bord. » Christophe Candi ne sait pas encore s'il fera partie du projet que le club compte développer en nationale 3 la saison prochaine. Son souhait est cependant de rester à la Dodaine.

« Nivelles est le club de mon coeur. Si je peux rester, je le ferai volontiers. Mais je ne connais pas les intentions du comité à mon égard. De toute façon, il est encore un peu tôt. De mon côté, je préfère d'abord me focaliser sur nos derniers matches, même si les résultats importent peu désormais. »