Il s'appelle Charly Zeeman. Il est célibataire, porte des lunettes épaisses et souffre de maladies improbables. « Notez bien le terme 'maladiction', rigole le comédien qui l'incarne, le Dinantais Bernard Dave, c'est la contraction de maladie, de malédiction et d'addiction ! Astucieux non ? » Charly Zeeman est né par hasard, lors d'un programme décalé sur RUN, radio universitaire namuroise. Mais le réalisateur namurois Nicolas Delpart a eu l'idée de lui faire vivre de courtes aventures visuelles.

Comédien occasionnel, Bernard Dave lui a inventé sa dégaine physique pas possible. Un troisième larron, Pierre-Yves Titeux est venu prêter main forte au scénario. Et Charly Zeeman est né, au départ sur le web. Le canevas est toujours le même : le pauvre Charly souffre d'une maladie imaginaire. Par exemple, la « jetablomanie obsessionnelle » ou la « crashtestomanie ». Il confie ses malheurs au Docteur Malaise (joué par Geoffrey Seron) qui lui répond, mais pas forcément avec des remèdes adaptés.

« Le personnage de Zeeman existe depuis 2004, poursuit Bernard Dave. Nous avons tenté de placer la série sur l'une ou l'autre chaîne mais sans succès. Mais récemment, nous avons repris toutes nos idées et touné 22 épisodes, en quelques week-ends, toutes dans le même décor . » Presque par hasard, la série a été proposée au responsable des programmes de Plug : « nous devions le rencontrer pour Amplification, un autre programme (lire encadré) que nous produisons et consacrée à de jeunes groupes rock. Nous lui avons glissé en passant le pitch de Charly Zeeman qui l'a amusé. Quelques semaines plus tard, il nous appelait pour nous annoncer que la chaîne achetait toute la série ». Voilà donc le trio relancé, prêt à concevoir de nouveaux épisodes : « tout dépend du succès qu'aura la diffusion . »

Plug RTL va proposer le programme chaque soir de la semaine à 20h35. Mais on peut voir quelques échantillons des « maladictions » sur le site www.charlyzeeman.com. X. D.

Plug RTL, 20.35