Sur les hauteurs de Bouge ou aux abords du hall Octave Henry à Saint-Servais, l'éventualité d'une fusion entre les deux clubs namurois de D1 a déjà alimenté une multitude de conversations, détendues ou renfrognées. Mais cette union a été constamment rejetée tant par les dirigeants du Novia que ceux de Dexia. 1. Pas une première Déjà bien avant la fusion du Mosa Jambes et du Féminamur en 2003, la Ville de Namur qui avait réussi à mettre tous les protagonistes autour de la table - des trois clubs à l'époque - n'avait pu aboutir à une issue favorable. Plusieurs tentatives de rapprochement avaient encore eu lieu après 2003 mais à force de se regarder en ennemis ou de s'ignorer royalement, les uns et les autres avaient tourné le dos à une cause commune. C'est aujourd'hui possible grâce à une intervention extérieure, celle de la Ville et de son échevin des sports, Maxime Prévot.

2. Assemblées générales Si les deux présidents sont très peu diserts sur l'éventualité d'une fusion - « il n'est pas opportun de faire des commentaires pour l'instant » - rien que cette phrase en dit long sur l'état d'avancement des négociations. Mieux, lundi soir, une assemblée générale aura lieu à Dexia alors que le Novia Namur tiendra un conseil d'administration sur la chose.

3. Nom et matricule Tant que les deux assemblées ne se sont pas prononcées, il convient de rester prudent, les AG étant souveraines. Toutefois le matricule serait celui du club saint-servaitois au palmarès le plus prestigieux des deux et une source nous rapporte que le club aurait pour nom : Namur Capitale basket-club. Il faut donc y voir plus qu'un coup de force de la Ville et de l'échevin des sports, Maxime Prévot.

Le conseil d'administration du nouveau club comporterait quatre membres de chacune des entités avec Jean-François Davreux comme président, Claude Elen comme vice-président. Jean-François Prior pourrait en être.

4. Les finances Les deux clubs namurois ont été conviés à remettre leurs comptes aux services de la Ville. Si l'on peut penser que les finances du Novia Namur sont dans le vert, il ne fait pas de doute que celles de Dexia Namur sont, pour l'heure, au moins à l'orange. Ce à quoi le plan de restructuration initié il y a peu à Saint-Servais via notamment la baisse des salaires tente de remédier. Et c'est là qu'on retrouve la Ville qui pourrait se servir des subsides annuels octroyés au club saint-servaitois en juillet pour combler les trous éventuels.

5. Moins de professionnalisme Maxime Prévot a toujours eu des réticences vis-à-vis du noyau professionnel de D. Namur, préférant un noyau peut-être moins talentueux mais issu du terreau local. Hier soir, il a été annoncé aux joueuses du hall Octave Henry que l'équipe ne serait plus professionnelle la saison prochaine. Toutefois, la coupe d'Europe reste envisagée et le coach pressenti du nouveau club est Didier Prinsen, du Novia.

6. Objectifs immédiats On connaîtra mardi l'orientation de cette opération. Mais si le Novia cherche à grappiller une victoire supplémentaire, l'objectif de Daniel Goethals reste bien évidemment une participation aux play-off. Pour le palmarès de la future entité.