La députée MR-FDF Caroline Persoons a fait part mercredi au parlement de la Communauté des interrogations suscitées par les déclarations de M. Demotte sur l'identité wallonne. Elle s'est demandée quelle était la place des Bruxellois francophones dans ce débat, rappellant l'appel lancé jadis par M. Demotte, avec le ministre-président bruxellois Charles Picqué, sur la nécessité d'une "Fédération Wallonie-Bruxelles".
Il ne s'agit pas strictement parlant d'un débat sur l'identité, a précisé le ministre-président. Mais de donner un sens et d'unifier les références à une Communauté Wallonie-Bruxelles, à une Fédération Wallonie-Bruxelles et aux différents sigles qui s'y rapportent, pour accroître la visibilité de nos entités fédérées, a-t-il dit.
Pour lui, il est donc aussi important de reconnaître l'appartenance wallonne et l'appartenance bruxelloise. Mais la Communauté française est aussi au coeur de sa réflexion.
Faisant allusion à l'écrivain Amin Maalouf, Rudy Demotte a parlé de "juxtaposition des identités". Il faut en même temps nous définir en temps de crise, a-t-il affirmé, souhaitant une "affirmation positive des success stories" en Wallonie et à Bruxelles. Cela devrait permettre aux Francophones de se repositionner sur la carte géographique, a encore indiqué le ministre-président, faisant allusion à l'incident des invitations flamandes lancées à New York, agrémentées d'une carte de Belgique ignorant la Wallonie.
Mme Persoons s'est dite d'accord pour élargir le débat, si débat il y a, mais en n'oubliant pas "les petits Bruxellois francophones, les Francophones de la périphérie et les autres Francophones ailleurs".