La Cathédrale de Cologne, les ports de Gdansk ou de Brest, le centre de Berlin ravagé, le ghetto de Varsovie ou les monuments romains réduits à néant… Voilà ce que propose le voyage dans le temps intégré depuis ce 2 février à Google Earth.

Le superbe logiciel de visualisation planétaire de Google intègre désormais une option chronologique qui ouvre à tout moment vers le passé. Pour y accéder, il suffit de se placer sur la petite horloge du menu de navigation. Un curseur apparaît alors qui, balisé via une ligne du temps, permet de remonter les époques.

L’option n’est pas encore terriblement aboutie. Mais elle permet déjà de survoler de nombreuses villes européennes ravagées par la guerre via des clichés des années 40. Leur résolution n'est pas exceptionnelles, mais leur âge les exempte de reproche. Malheureusement, les villes de l’est de la Belgique qui durent subir les offensives allemandes les plus dures ne figurent pas (encore?) dans ce rayon archives. La ville la plus proche qui bénéficie de ces clichés est Cologne.

En tout, une quarantaine de villes européennes possèdent des photos prises entre 1943 et 1945, principalement en Allemagne. Leur accès se fait un peu au hasard en déplaçant la vue sur les régions qui en bénéficient avec le curseur réglé sur 1943. Les zones concernées apparaissent en noir et blanc, forcément. En zoomant, on obtient alors les centres recherchés, pour la plupart endommagés par les bombardements. Comparer avec 2010 permet alors de mieux se rendre compte des ravages de la guerre.



Voici les villes que nous avons pu recenser

Allemagne: Coblence, Francfort, Cologne, Düsseldorf, Bonn, Neuss, Dortmund, Hanovre, Berlin, Magdebourg, Hanovre, Hambourg, Leipzig, Dresde, Stuttgart, Augsbourg, Ratisbonne, Nuremberg, Bamberg, Lübeck, Kiel, Fribourg-en-Brisgau

Pologne: Wroclaw, Varsovie, Gdansk

Italie: Turin, Bologne, Rome, Naples, Florence, Venise, Trieste

France: Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Brest


Google Earth devient Google Ocean


En plus du voyage temporel, Google apporte aussi de nombreuses options marines à son très beau logiciel. Ainsi, si vous surfez connecté à internet (ce qui devient quand même indispensable pour utiliser pleinement Google Earth), vous voyez votre voyage enrichi de nombreuses nouvelles possibilités.

Les plus impressionnantes sont sans doute les collaborations avec National Geographic, la BBC, ARKive ou la Fondation Cousteau. En activant les options liées à Ocean et en cliquant sur les icônes, vous visionnez les vidéos YouTube de ces organisations directement dans Google Earth. Il ne s’agit pas vraiment de plonger dans les océans, mais de s’immerger dans l’ambiance via d’innombrables capsules vidéos.

Encore plus fort, le logiciel visualise désormais quasi en temps réel les températures à la surface de l’eau ou les fontes des glaces arctiques et antarctiques, via le téléchargement de plugins. Les zones mortes, les épaves, les expéditions célèbres ou la consommation mondiale de poisson sont aussi renseignés. Et enfin, ironie d’internet, les meilleurs spots de surf.

J. R.