Le philosophe français Bernard-Henri Lévy a reconnu s'être laissé piéger en citant dans l'un de ses derniers livres
l'oeuvre d'un certain Jean-Baptiste Botul, écrivain fictif créé par Frédéric Pagès, journaliste à l'hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné .

Dans son dernier ouvrage "De la guerre en philosophie" (Grasset), Bernard-Henri Lévy cite Jean-Baptiste Botul, un soi-disant spécialiste d'Emmanuel Kant et prétendument auteur de "conférences aux néo-Kantiens du Paraguay". Mais il s'avère que cet auteur fictif n'était qu'un canular créé de toute pièce par Frédéric Pagès, journaliste.

Ce dernier  présente Botul comme étant né en 1896 et mort en 1947, philosophe de tradition orale originaire de l'Aude (sud de la France), père du  "botulisme" n'ayant laissé aucun ouvrage écrit officiel.

Face à cette bourde, Bernard-Henri Lévy préfère en rire. Il a avoué lundi soir avoir même souvent cité  "La vie sexuelle d'Emmanuel Kant".

"C'était un canular", reconnaît-il sur le site internet de son magazine La Règle du Jeu. "Un très brillant et très crédible canular sorti du cerveau farceur d'un journaliste du Canard Enchaîné, au demeurant bon philosophe", relève BHL. "Et je me suis donc laissé prendre, comme s'y sont laissés prendre les critiques qui l'ont recensé au moment de sa sortie", ajoute-t-il. "Du coup, une seule chose à dire et de bon coeur. Salut l'artiste !", conclut Bernard-Henri Lévy.