Olivier Dacourt (35 ans) vide son sac dans Le Soir. L'ancien joueur de l'Inter Milan et de l'AS Rome affirme avoir perdu le "plaisir". La goutte d'eau est tombée le week-end passé, en marge du match à Genk (défaite 1-0). "C'est quand Bölöni m'a maintenu à la mise au vert, samedi et dimanche, en sachant qu'il allait me mettre dans la tribune. Il m'a manqué de respect", peste Dacourt.

"Trois ou quatre joueurs intouchables"

"Si j'arrête, c'est parce qu'il m'a voulu m'humilier. J'ai connu des grands entraîneurs dans ma carrière comme Mourinho ou Capello et ils ne m'ont jamais manqué de respect. Bölöni est l'un des plus petits entraîneurs que j'ai eus, surtout humainement. C'est là que réside ma plus grande décéption car quand ce la vient d'une personne intelligente, c'est plus difficile à avaler."

Olivier Dacourt parle aussi d'un manque d'organisation: entraînements jamais à l'heure, programme modifié quotidiennement. Bref, "rien n'est organisé", affirme-t-il qui ajoute: "Avec Bölöni, les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Trois ou quatre joueurs sont intouchables, les autres n'existent pas. Or, à 35 ans, on n'accepte pas ce qu'on peut admettre à 20 ans."

"Champion grâce à Preud'homme et D'Onofrio"

Et quand on lui rétorque que Laszlo Bölöni a tout de même été champion la saison passée, Dacourt minimise les mérites du coach roumain: "Je reste convaincu qu'il a acquis ce titre sur la lancée de l'oeuvre de Michel Preud'homme et de Dominique D'Onofrio. Le Standard a mis cinq ans pour se construire. En un an, on est en train de tout détruire. C'est triste." Et vlan!

Dernière salve pour l'entraîneur-adjoint, le Portugais Joaquim Preto, qualifié d'"incompétent". Seul le T3, Siramana Dembélé, est épargné. "Lors du briefing avant le match à Charleroi, l'entraîneur a parlé de Guedioura (qui a été transféré dix jours plus tôt à Wolverhampton). C'est à la limite de la faute professionnelle. Or, des rapports sont consciencieusement établis sur l'adversaire par Dembélé. Cela veut donc dire qu'il ne les lit même pas."

Dacourt ne noircit toutefois pas tout le tableau rouche. Il souhaite notamment retenir les "très belles rencontres à Liège, notamment au sein du personnel qui gravite autour du club, d'une partie du staff technique aux employés en passant par les joueurs et le staff médical. Et les supporters qui m'ont fait frémir".