Mais en juillet 2007, une ado de 12 ans, à savoir la fille d'Annick, a fait capoter ce commerce frauduleux. Accompagnée de son papa, elle s'est présentée à la police et a expliqué que le compagnon de sa mère fumait des joints en sa présence. Pis, il recevait de nombreux coups de fil par jour et s'éclipsait automatiquement.

Le nom de Necati Bak n'était pas inconnu de la brigade des stups qui, justement, l'avait dans le collimateur depuis des semaines.

On avait pu l'observer, à maintes reprises, comme passager d'une Opel Zafira conduite par une femme qui traînait dans la rue de Gaulle à Dampremy. Parfois, il circulait en Polo, avec un certain Antar au volant.

L'analyse de la téléphonie a permis de dénombrer plus de 2 000 appels sur le GSM de Necati Bak entre le 15 mars et le 15 mai 2007. Une véritable centrale téléphonique ! Interrogée, Annick a reconnu qu'il lui était arrivé d'accompagner son amant, sachant qu'il vendait, mais sans jamais prendre part au trafic. Antar, l'autre chauffeur du dealer, a fait une déclaration semblable.

Interceptés, Necati Bak et ses complices ont été déférés devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Le premier, qui n'est jamais venu, a écopé de 18 mois de prison ferme et 8 000 euros d'amende. Annick et Antar, eux, ont été condamnés à 6 mois de prison avec sursis et 5 500 euros.F.D.