Avant de se rendre aux Bos cailles et de recevoir Serraing (quel fameux calendrier !), les Taminois affichaient un piètre bilan d'un point sur dix-huit. Sur un siège basculant, ils devaient réagir pour ne pas que l'écart se creuse avec leurs concurrents directs. Et si à Huy et à Bertrix, ils ne furent pas récompensés de leurs efforts, dimanche à Walhain, ils n'ont rien lâché pour décrocher un précieux succès. « C'était impératif de gagner, déclarait Philippe Rasquin, très fier du comportement de son équipe. Comme durant la semaine aux entraînements, j'ai ressenti une mentalité plus amicale dans le groupe où chacun avait envie de se battre pour le copain. En cas de revers, nous aurions déjà compté quatre points de retard sur le barragiste ». Sans oublier que le Lorrain, avant-dernier, a encore deux matches de retard sur la Jeunesse.

Rejoints deux fois au score, les Taminois n'ont jamais paniqué sur la pelouse de Walhain. Sereins, ils ont rassuré leur coach : « Si tout le monde se serre les coudes comme aujourd'hui (NDLR : lisez dimanche), je n'ai pas trop de soucis à me faire, on a largement notre place en promotion. Même si Walhain m'a déçu, ça reste un résultat probant. On a su faire déjouer notre adversaire grâce à notre organisation et à notre détermination. Moralement aussi c'est une victoire précieuse. La chance a enfin tourné pour nous et c'est de bon augure pour la suite. Je le répète, outre les trois points, mon plus gros motif de satisfaction vient de la mentalité affichée. On sent qu'il y a une âme dans ce groupe ! »

Yildiz le courageux

Pour bien montrer l'état d'esprit qui règne actuellement à Tamines, Philippe Rasquin prenait l'exemple de Murat Yildiz, intransigeant dimanche : « En plus de s'être pris un violent coup dans le genou en début de match, il joue avec un ulcère à l'estomac qui le fait vraiment souffrir. Des mecs qui mouillent le maillot de cette manière pour leur équipe, c'est fabuleux . J'espère que le message est passé et que nous réussirons un deuxième tour aussi probant. Avec ce bloc-là, je suis confiant ».

Quant au président Roman, aux... anges évidemment, il se mettait déjà à rêver d'une belle surprise dimanche contre Seraing : « Sur notre petit terrain, avec une bonne organisation et la même volonté, pourquoi ne pas y croire ? ».