Son avocat, Me Hugues Hiernaux, a longuement plaidé la remise en liberté de son client. Et avec succès puisque le président de cette chambre a rendu une ordonnance de remise en liberté, moyennant des mesures alternatives : ne plus boire d'alcool, ne plus conduire et s'astreindre à un suivi thérapeutique sur le plan psychologique. Avant ce drame, l'échevin éprouvait déjà de vives difficultés personnelles, à quoi s'est ajoutée la terrible culpabilité d'avoir tué un homme, qui plus est un agent communal estimé de tous. « M. Duray n'est pas un bandit. Il a commis un fait divers dramatique, qui a causé la mort d'une personne. Il en est conscient et il en souffre », indiquait hier soir Me Hiernaux. Pour ce dernier, ces mesures alternatives auront le même effet que celui recherché par la détention préventive, à savoir empêcher la récidive.

Le parquet cependant, estimant cette remise en liberté prématurée, a fait appel de l'ordonnance. Laurent Duray reste donc incarcéré. La Chambre des mises en accusation de Liège, l'instance d'appel, devrait rendre son ordonnance ce mardi. Si elle ne suit pas arguments de Me Hiernaux, M. Duray restera en prison pour un mois.

C'est ce mardi matin, à Tamines, que se dérouleront les funérailles de la victime de ce drame, Philippe Jeantot. Cet enseignant, passionné par la nature, rentrait mercredi soir à son domicile de Tamines, à vélo, quand il a été happé par le véhicule de l'échevin. Il est décédé sur place, rue Val de Sambre, à l'âge de 55 ans. P.W.