Les clés déjà rendues

Pourquoi Me Moré n'a-t-il pas exécuté la seconde ordonnance, à savoir rendre les clés à Rita Pronce et lui ramener ses meubles ? « Ce n'était matériellement plus possible, estime son avocat Me Braibant. Quand l'ordonnance lui a été signifiée, le lendemain de l'expulsion, les clés avaient déjà été rendues au propriétaire de l'immeuble. »

Tout à la dernière minute

De façon générale, les avocats de l'huissier et du propriétaire de l'immeuble pointent une certaine mauvaise volonté dans le chef de Rita Pronce. Avertie de ce qu'elle devait quitter son appartement de longue date, c'est le matin même de l'expulsion qu'elle dépose une requête au tribunal. « Si elle l'avait fait plus tôt, nous aurions au moins eu un débat contradictoire devant le juge des référés », note Me Braibant.

Me Cassart, avocat de JLG Immo, rappelle quant à lui que Rita Pronce n'a donné aucune suite à l'offre de rester jusqu'au 31 mars contre remboursement de ses arriérés. « C'était le 15 décembre, elle n'a plus donné la moindre nouvelle depuis lors, dit-il. Elle n'a pas réagi non plus lorsque, à la mi-janvier, l'huissier Moré lui a annoncé qu'elle serait expulsée le 2 février. Si mon client avait su qu'elle avait une solution pour le 15 février, il aurait attendu, ça lui aurait évité les frais d'expulsion. » A. Deb.