Lantin, 4 juillet 1992, Philippe Gonda et Charles Torelli, armés, on ne sait comment, d'un pistolet P38 et d'un couteau, s'évadent de la prison. Ils emmènent d'abord quatre surveillants. Deux des quatre hommes faussent compagnie aux truands. Une fois sur le parking, à bord d'une voiture Golf volée, ils s'enfuient avec un otage, Francis Van Laecken, surveillant-chef.
Les deux évadés, une fois hors de prison, affichent une grande nervosité et plus particulièrement Gonda. Une voiture taxi essuie des coups de feu. Elle circule trop lentement au gré des fuyards.
Partie du plateau, la Golf est très vite repérée et prise en chasse par les patrouilles mobiles de la caserne de Vottem. Une dramatique course-poursuite vers Liège s'engage entre le véhicule des bandits et les gendarmes.
Plusieurs coups de feu sont tirés et sur, les hauteurs de Liège, dans le quartier de Sainte-Walburge, il y eut plusieurs balles perdues, dont certaines se figèrent dans la carrosserie du camion d'un marchand de légumes.
Quai du Halage, à Flémalle, la course-poursuite s'achève. La Golf de Gonda a deux pneus crevés et le réservoir percé. Une dizaine de véhicules des forces de l'ordre encerclent les évadés. Mis en joue, Gonda et Torelli sont priés de quitter leur Golf, mains sur la nuque.
Les gendarmes découvrent alors affalé sur le siège, le corps sans vie du chef surveillant. Il a été frappé d'une balle en plein coeur. Les fugitifs sont alors ramenés à la gendarmerie de Seraing. Gonda, blessé dans le dos, touché par une balle est transporté à la clinique du Bois de l'Abbaye et opéré dans le courant de l'après-midi.
La question se posait alors : le surveillant chef a-t-il été froidement abattu par Gonda ou Torelli ou a-t-il été victime d'une balle perdue par les gendarmes. L'expertise apportera la réponse, c'est-à-dire la deuxième hypothèse.