À vint an s, Christine Gaspard, de Bastogne, n'a pas froid aux yeux. Elle s'est lancée il y a peu dans la publication de son premier roman, L'arme de verre, écrit à l'âge de quinze ans.

Le texte est resté quelques années dans ses tiroirs avant d'être édité. Il a été imprimé dans sa version d'origine : style simple et plume inexpérimentée. « Dans le but de garder une trace des premiers pas de l'auteur dans le monde de l'écriture », souligne la quatrième de couverture du livre. Pour ce faire, la jeune fille a été aidée par ses parents.

Sans oublier les écrivains Armel Job et Alain Bertrand, qui l'ont guidée dans sa démarche.

L'écriture s'est imposée à Christine Gaspard comme une évidence.

« Vers 14-15 ans, je faisais beaucoup de sport, puis j'ai subi une opération du pied. J'ai commencé à écrire pendant mon rétablissement. Et en réalité, je n'ai jamais repris le sport », explique celle qui était tout de même classée B1 en badminton et jouait depuis sa troisième primaire. En ligue nationale, la jeune fille s'entraînait quasiment tous les jours.

Noir

« L'écriture m'a apporté autre chose, poursuit-elle. C'est beaucoup plus solitaire. On se rencontre soi-même. On ressent des choses. » L'histoire ? Une ex-danseuse, tourmentée par son passé, est harcelée par de mystérieux individus. Un récit en « je » qui explore la psychologie des différents personnages. Un psycho thriller.

« J'ai commencé par écrire des petits poèmes, des ressentiments. Puis l'idée du roman a germé comme ça. J'aime jouer avec la folie. Je ne sais pas vraiment d'où cela est venu. J'ai écrit ça en deux semaines, non-stop pendant les vacances de Pâques, durant ma quatrième secondaire. Chaque jour, des bribes de texte me venaient. C'est vrai que c'est noir comme histoire. Je l'ai écrite les rideaux fermés, avec en fond sonore la bande originale d'Orange mécanique. Mais attention, ce n'est pas une autobiographie. Même s'il y a des bribes de moi dans le texte, comme la présence de la musique », révèle l'auteur, en troisième année de communication à l'ULG. C'est que Christine Gaspard est aussi musicienne. « J'ai suivi dix ans de piano à Bourcy. Sans oublier le baby-solfège à Bastogne. »

« C'est génial »

La Bastognarde a déjà écoulé une bonne partie des 500 exemplaires de L'arme de verre . Elle en a dédicacé quelques-uns dans une libraire de Bastogne.

« Mes amis ne se rendent pas vraiment compte. Certains ne me croient pas, alors je leur montre la photo sur le livre, sourit-elle. Pour moi, ça a été du travail, beaucoup de corrections, mais c'est aussi un aboutissement. C'est une passion. Avec du recul, c'est quelque chose de génial. » Christine Gaspard ne compte en tout cas pas s'arrêter en si bon chemin.

« Pour l'instant, je travaille sur un autre texte, toujours un peu psychologique. J'aime le trouble. » L'arme de verre, éditions Memory Press, 106 p. Disponible à la librairie Croisy, à la Maison de la culture de Bastogne et chez l'auteur : 0494 92 52 12 ou gaspard.christine@hotmail.com