Tout le monde, en région sal mienne et gouvionne, a encore en mémoire la descente antidrogue à l'école « pédagogie nomade » à Limerlé (Gouvy), il y a quelques mois. École dépendant, administrativement, de l'athénée royal de Vielsalm. C'est dans cette dernière, à l'implantation mère, aux Grands Champs, que la police s'est rendue ce lundi. But similaire pour l'opération : la lutte contre la drogue. La police, accompagnée d'un maître-chien venu de la région de Breendonck a investi les lieux à 8 h 20, soit quelques minutes après le début des cours. L'opération a duré un peu plus d'une heure. Sept classes, de la 1re à la 5e ont ainsi été contrôlées. En population scolaire, cela correspond à plus de la moitié des élèves. Comme dans toutes les opérations de ce type, un policier est resté présent dans les différentes classes contrôlées. Une manière d'éviter des échanges éventuels de messages par GSM. Le résultat de cette descente s'est avéré négatif. Pas de drogue donc.

Tolérance zéro

Différence notable par rapport à la descente de Limerlé, ici, c'est l'école qui était demandeuse de ce type d'opération. « La politique mise en place par notre préfète en matière de drogue est celle de la tolérance zéro », glisse Pierre-Éric Leclercq, coordinateur à l'athénée royal. Poursuivant : « Cette opération a été planifiée il y a un peu plus d'un mois dans le secret le plus total. Aujourd'hui même, la police est arrivée en bus, pour ne pas éveiller de soupçons ». Le but d'une telle demande ? Pierre-Éric Leclercq explique : « Bien entendu, il y a un aspect répressif. Mais nous voulons également jouer sur la sensibilisation des élèves. En montrant que nous sommes, au sein de la direction, intransigeants au sujet des substances illicites ». Et si un jeune avait été pris en possession de drogue ? « Un conseil de classe se serait réuni. Sans présager de sa décision, nous avons déjà, par le passé, opté pour l'exclusion de l'élève incriminé », conclut le coordinateur.