C'était le 29 septembre dernier. Chris Finch prenait tout le monde de court en annonçant à quelques jours du début du championnat qu'il quittait Mons pour retourner aux États-Unis où les Houston Rockets lui proposaient un contrat de deux ans pour prendre en charge leur 2e équipe. Près de cinq mois plus tard, le natif de l'Ohio ne regrette pas son choix. Et pour cause, il est déjà entré dans l'histoire de sa formation, les Rio Grande Vipers.
Sportivement, tout semble fonctionner à merveille pour vous.Grâce à un bilan actuel de 22 victoires et 8 défaites, nous occupons la première place de la conférence Ouest. Ce week-end, en nous imposant face aux Reno Bighorns, nous avons battu le record de victoires des Rio Grande Vipers qui n'avaient jamais décroché 22 succès (NDLR : le club existe depuis 2007) . Mais la saison, qui compte 50 matches dans sa phase régulière, est encore longue.
Concrètement, votre travail est-il différent de celui que vous avez exercé en Belgique ?Il s'agit toujours fondamentalement de coacher et d'essayer de gagner un championnat. Mais nous avons aussi pour mission de former des joueurs en satisfaisant aux volontés des Rockets. Par exemple, en terme de style de jeu ou d'élaboration de schémas tactiques. Les joueurs doivent vraiment se familiariser avec ces stratégies pour pouvoir peut-être "monter" chez les Rockets. Concernant le noyau mis à ma disposition, certains joueurs sortent à peine du Collège mais d'autres ont, par exemple, déjà connu une expérience en Europe (NDLR : Sensley passé à Mons la saison dernière figure dans le roster) . L'essentiel est qu'ils soient de réels espoirs.
Le job correspond-il à ce que vous attendiez ?C'est même mieux que ce que j'avais espéré. Après cinq mois, l'équipe évolue comme je le souhaite. J'avais peur de ne pas pouvoir inculquer autant les valeurs collectives qu'en Belgique car la D-League a la réputation d'avoir beaucoup de joueurs égoïstes. Par ailleurs, les Rockets me donnent souvent l'opportunité de donner mes avis.
Ressentez-vous autant de pression ?On subit la pression qu'on veut bien se mettre. Cela dit, si j'ai accepté le poste, c'est précisément parce que je voulais travailler avec une franchise NBA. Pour lui montrer ce dont j'étais capable et peut-être pouvoir ainsi rejoindre un jour son banc.La prochaine marche, est-ce un poste d'assistant chez les Rockets ?Ce serait génial si ça devait arriver. Mais je n'y pense pas trop. Si j'accomplis convenablement mon travail, j'aurais l'opportunité de remplir une autre tâche. Si par contre ça ne va pas, je pourrais me retrouver sans rien.
Avez-vous souvent l'occasion d'aller voir jouer les Rockets ?J'ai vu des matches en avant-saison mais j'habite assez loin (NDLR : les Rio Grande Vipers sont basés à Hidalgo, ville de moins de 8 000 habitants située à 700 km de Houston ; ils évoluent dans une salle de 6 000 places) . Et puis rien que sur le mois de janvier, nous avons voyagé 20 jours.
À propos, la Belgique ne vous manque-t-elle pas trop ?La Belgique me manque, mais j'ai conservé des contacts avec Johan (NDLR : Roijakkers, son ancien assistant), des joueurs ou Thierry (NDLR ; Wilquin, le manager de Mons) . Je parle parfois aussi avec le coach Shivek.