Depuis un an et demi donc, la carrière Notté se remplit de terres et de briquaillons ; le niveau de l'eau monte, mais celle-ci s'échappe de manière naturelle.

À la surface de l'eau, et depuis le début, on constate la présence d'objets divers qui forment une véritable « toile » . D'aucuns se sont interrogés sur la qualité des matériaux déversés dans la carrière, se demandant s'ils ne comportent pas une part importante de déchets. Les services du ministère wallon de l'Environnement ont initié une enquête.

Mais le promoteur de « Snow Games », Jean-Marc Wellens, balaie les accusations. « Les remblais, ce sont bien des terres et des briquaillons, lesquels peuvent cependant contenir jusqu'à 5 % de matériaux différents, non polluants, comme des morceaux de bois ou de la « frigolite » (polystyrène expansé) » explique l'Athois. « Ce sont ces objets notamment que l'on peut apercevoir à la surface de l'eau. S'il y en a 1 m3 en volume, on en retrouve aisément 150 m2 en surface... » Ces détritus ne sont pas les seuls, loin s'en faut : ici et là, et singulièrement le long de la chaussée G. Richet, des passants n'hésitent pas à déverser des déchets multiples dans la carrière Notté. Quant au projet « Snow Games » proprement dit, Jean-Marc Wellens reste sur ses positions : « on avance pas à pas pour le montage financier » dit-il en substance. Les amateurs de glisse doivent-ils perdre tout espoir ? « Absolument pas ! Bien au contraire... » L'avenir apportera la réponse.F.H.