Vendredi dernier, 18 h 15. La cafétéria de la clin ique Notre-Dame s'est transformée en salle de réception. Mange-debout, nappages, fleurs, pupitre, micro... Les convives arrivent : personnel des différentes cliniques du CHC, médecins généralistes, directeurs...
Dans les discours des intervenants, beaucoup de fierté mais aussi une irréductible envie de bien faire et la conviction de la nécessité de ce nouveau service. « La population a tendance à vieillir et à bien vieillir. Nous avons donc des nouveaux défis à relever : rendre une autonomie physique, mentale et psychologique aux patients, souligne le docteur Debrun. Les soins curatifs ne sont plus suffisants ; ils doivent être entourés par de la prévention et la réinsertion des patients ». Une équipe pluridisciplinaire Une unité de 16 lits accueille des patients de type neurologique mais aussi orthopédique et polytraumatisé. Pour rééduquer les convalescents, une équipe pluridisciplinaire. « Notre équipe se compose d'infirmières, d'aides-soignantes, d'aides-logistiques mais aussi d'un médecin spécialiste en médecine physique et réadaptation, trois kinésithérapeutes, un ergothérapeute, une logopède, une neuropsychologue et une assistante sociale », explique le docteur Burnel, médecin référent pour le service.
Depuis son ouverture début octobre, le service a déjà accueilli une soixantaine de patients. Un livre d'or, posé dans la salle de rééducation, témoigne de la qualité des soins dispensés dans cette unité.
Cette nouvelle activité s'inscrit dans le plan de redéploiement de la clinique waremmienne. 800 000 € ont été investis. Ce qui, avec la restauration du service des urgences, porte les chiffres des investissements à 2,66 millions d'Euro.
La première unité de revalidation du centre s'est ouverte en 2000 à la clinique de l'Espérance. En 2005, c'est la clinique d'Hermalle qui se dote d'un tel service. Et enfin Waremme leur emboîte le pas. « Il y a un vrai changement. Et heureusement. Waremme a une population particulièrement âgée. Il est normal que nos cliniques proposent les services adéquats », affirme Vincent Loréa, Kinésithérapeute.
« Ici, le temps de convalescence est parfois long. Ca peut aller jusqu'à 4, 5 voire 6 mois s'il le faut, continue le kiné ; puis quand on estime qu'on a atteint un plafond, rien n'est fini. » Rien n'est fini en effet, puisque si le patient n'est pas apte à rentrer chez lui, l'équipe se charge de lui trouver une maison adaptée répondant à ses besoins.
S'il peut rentrer chez lui, l'ergothérapeute et l'assistante sociale visitent son domicile afin d'effectuer les aménagements pour un retour réussi.
Toute l'équipe insiste sur l'importance de la collaboration. « Nous travaillons ensemble, avec des réunions chaque semaine où nous faisons le point sur l'état du patient. Mais nous rencontrons aussi les familles. Elles participent avec nous au bien-être et à l'évolution de l'état de leurs proches. »