Un mois après l'interdiction de fumer dans les cafés qui font également office de restaurant, il est l'heure de dresser un bilan.

Dans les cafés de Marche-en-Famenne, le bilan est mitigé autant du côté des cafetiers que chez les consommateurs.

Pour certains qui ont choisi de bannir la cigarette de leur établissement au profit de la restauration, la baisse de clientèle se fait légèrement sentir : « On remarque une baisse de clientèle surtout le matin », remarque Jonathan De Boldt, fils du patron du Cercle.

Du côté de La Mandarine, la baisse de clientèle se fait plus ressentir en soirée et les week-ends, mais : « Il est trop tôt pour dire si c'est la conséquence de l'interdiction de fumer ou bien simplement le fait d'un creux qui est souvent présent au mois de janvier » .

Clients favorables à la loi

Mais d'un café à l'autre, on est d'accord pour dire que si la prohibition de la cigarette retient certains clients à rentrer dans un établissement, cette interdiction amène aussi de nouveaux clients qui désirent venir casser la croûte dans un endroit sain, sans odeur de tabac, ni fumée qui pique aux yeux.

Étant donné que la loi ne prévoit rien pour la nourriture que le client pourrait ramener de l'extérieur pour consommer à l'intérieur du café, certains préfèrent jouer sur l'ambiguïté de la situation.

Par exemple, des croque-monsieur sont servis sans couverts, pour faire croire qu'ils viennent de l'extérieur de l'établissement.

Le fait d'avoir une loi « à la belge » est alors décrié : « Comme d'habitude en Belgique, les choses ne sont ni noires, ni blanches mais grises, déclare Jonathan De Boldt, ce qui permet à certains commerçants de tricher avec les règles et d'en tirer profit par rapport à celui, qui, lui, les respecte. La solution serait de supprimer totalement la cigarette dans tous les établissements. »

Du côté des clients, même son de cloche : même si la plupart, fumeurs ou non fumeurs, sont favorables à cette nouvelle loi, il reste quand même quelques têtus qui eux, ne veulent pas entendre parler de cette règle, à leurs yeux si injuste.

Une habitude ne se change pas du jour au lendemain, c'est pourquoi, un mois après l'instauration de l'interdiction du tabac dans les cafés restaurants, les choses se mettent lentement mais sûrement en place. M. Gn.