Le 48e Salon du bâtiment d'Arlon a ouvert ses portes, le week-end, au hall polyvalent. Présenté comme le rendez-vous incontournable des professionnels de la construction de la région, ce Salon, organisé par l'ACIA, l'Association commerciale et industrielle d'Arlon, est l'occasion de faire un rapide tour d'horizon des tendances actuelles et de celles de l'année dernière. On n'a de cesse de le préciser, 2009 était l'année de la crise. Et, dans sa suite, 2010 semble démarrer de manière assez timide. Face à la crise, les dépenses des clients ont tendance à se positionner sur deux plans, celles à petits et cette à gros budgets. Si, aux dires des professionnels, aucun changement dans les dépenses et les demandes n'est à signaler au niveau des clients les plus fortunés, il en va autrement pour ceux que l'on considérait, encore il y a peu, comme les « moyens budgets ».

Ceux-ci, en effet, tendent, logiquement, à faire davantage attention à leurs dépenses.

« Les habitations construites aujourd'hui sont plus petites qu'avant, affirme en ce sens, Christian Lehardy, des Bâtisseurs gaumais réunis (BGR). Il y a toujours des demandes mais elles ne sont plus pour les mêmes choses. On note surtout davantage de demandes pour les transformations. » En terme de transformations, les constructeurs spécialisés dans les domaines constituant des signes apparents de richesses, tels les piscines et les vérandas, effectuent le même constat. « On ne note aucune différence pour les personnes prêtes à dépenser au-delà des 50 000 €, assure ainsi Pascal Giets, piscinier. Par contre, le type de clients qui dépensait pour 25 000 € auparavant ne le fait plus aujourd'hui. Ces clients-là ont tout revu à la baisse. Ils sont même beaucoup plus pointilleux qu'avant et essayent de chercher plus facilement des malfaçons pour économiser encore de l'argent. »« Les clients sont beaucoup plus difficiles depuis 2009, note également un revendeur d'une société de véranda. Ils veulent la même chose qu'avant mais pour beaucoup moins. » Mais vouloir faire des économies, selon les professionnels, possède ses limites et entraîne, inévitablement, au-delà d'un certain degré, de grosses conséquences sur la qualité du produit. Aussi les entreprises spécialisées déplorent-elles l'apparition de plus en plus de concurrents non-spécialisés, proposant la même chose en apparence pour moins d'argent.