Avec plus de 400 copies à corriger, les trente professeurs, désignés « correcteurs », avaient du pain sur la planche. En moins d'une heure, tout était bouclé : organisation, sérieux et concentration étaient les maîtres mots. Certaines fautes ont surpris les instituteurs : Benoît Hautenauve, correcteur depuis près de 20 ans, n'avait jamais vu de texte aussi simple.
« D'emblée, j'ai été assez surpris. La dictée me semblait évidente donc je m'attendais à avoir de meilleurs résultats. Les enfants n'ont pas fait tellement de fautes d'usage mais plutôt des erreurs grammaticales, notamment pour l'accord du sujet et du verbe et des participes passés », souligne l'enseignant de l'école Ange Gardien au Roeulx.
Un mot a causé des ravages dans les rangs des écoliers de sixième primaire : saint Nicolas. Beaucoup d'enfants ont confondu le nom du saint, avec la fête qui s'écrit avec un trait d'union.
La grammaire est-elle devenue le mal du siècle ? « En primaire, cela n'a jamais été évident. L'orthographe cela s'apprend, mais c'est aussi quelque chose d'inné. Certains enfants ont ça dans les veines. Lorsqu'un jeune fait une erreur, rien ne sert de lui faire recopier le mot plusieurs fois, il faut lui expliquer pour qu'il comprenne sa faute », poursuit l'instituteur.
Certains auront eu la chance de trouver des copies sans faute. Mais même si certaines feuilles contenaient beaucoup d'erreurs, les correcteurs ont pu admirer les belles écritures des enfants, qui ont utilisé leur plume du dimanche.