Après l'administration communale, il s'agit du plus gros employeur de l'entité de Mettet.

La fermeture de l'usine s'explique par le ralentissement de l'activité économique, qui a infléchi vers le bas les besoins en carton.

Cela fait quelque temps déjà que l'entreprise encaissait cette diminution de la demande mais la récente crise financière n'a fait que l'accentuer, jusqu'à l'inéluctable.

Selon nos informations, la procédure Renault pourrait être enclenchée puisqu'il s'agit d'un licenciement collectif. Pour rappel, cette loi, née du choc engendré par la fermeture de l'usine Renault de Vilvorde, en 1997, doit rendre plus contraignante l'obligation de tenir un dialogue social avant de détruire l'emploi.

Chez Cartomills-Mettet, une première réunion entre syndicats et direction est prévue pour ce lundi.

L'entreprise Cartomills possède deux autres sites de production, à Ghlin (Mons) et à Grand-Bigard qui, eux, seront maintenus. Seule l'antenne de Mettet est sacrifiée.

Hier matin, après l'annonce de la fermeture, les travailleurs ont d'autant plus reçu la nouvelle comme un coup de massue que rien ne laissait présager pareille issue. Étrangement, en début d'année, la direction avait même réuni le personnel pour le féliciter de la qualité de son travail. Dans quel but ? Un mois plus tard, on ferme...

P.W.