Dix jours après les Fêtes de Wallonie à Namur, c'est l'heure du bilan. Deux morts, oui, mais aussi d'autres chiffres, plus mitigés.
On a beaucoup parlé, avant et pendant les Fêtes, à Namur, de l'alcool, des mesures nécessaires de prévention ou de répression, et de leur efficacité réelle ou illusoire.
Maintenant que la tension est retombée, l'heure est venue de faire le point, à froid. Plus ou moins violentes, plus ou moins alcoolisées, les fêtes 2007? Lundi soir, au conseil communal, le bourgmestre Jacques Étienne a fait le point.
1 Les deux morts. Ce fut le drame humain des fêtes. Dans des circonstances qui restent imprécises, dit le bourgmestre. Un jeune homme s'est noyé. «Il s'est retrouvé dans la Sambre après avoir perdu le contrôle de lui-même et franchi plusieurs barrages de sécurité. La famille n'a pas souhaité d'autopsie».
Quant à celui qui a été happé par un train à Jambes, le bourgmestre explique n'avoir aucune information sur les résultats de l'enquête menée par la police des chemins de fer.
2 Les bagarres. Il y en a eu moins, cette année: 414 interventions de la police, contre 505 en 2006 et 492 en 2005.
Moins d'arrestations judiciaires (22, contre 30 en 2006 et 40 en 2005), moins de vols de portefeuilles et d'autres types de vols et de méfaits.
En ce qui concerne les coups et blessures, on n'a enregistré que 19 faits cette année, contre 28 en 2006 et 21 en 2005. Diminution aussi des accidents de circulation (en état d'ivresse ou non), et des bagarres (22 en 2007, 30 en 2006, 42 en 2005). Cela reste beaucoup, mais c'est un mieux.
3 Les ivresses Là, les chiffres restent préoccupants. 110 admissions au poste médical avancé contre 107 en 2006 et 100 en 2005. Mais une légère diminution des admissions aux urgences du CHR.
4 La saleté
Un progrès encourageant: 64,2 tonnes de déchets ramassés, au lieu de 71 l'an dernier. Avec un problème : trop de bouteilles vides et de tessons dans ces déchets. Abandonnés par des fêtards qui arpentent la corbeille une bouteille à la main, emmenée avec eux ou achetée dans un night shop. «Cette technique fournit au poste médical avancé le contingent le plus important de comateux et autres bitus morts saouls», constate le bourgmestre.