CHARLEROI - Peter Harisson, quel est votre projet pour l'Olympic ?Il est trop tôt pour être précis. Je veux que la reprise soit ferme avant de m'avancer. Ce que je peux dire, c'est que je suis ambitieux pour ce club. J'ai joué plus de 15 ans au football. Je suis agent de joueur. J'ai l'expérience nécessaire pour aider ce club à grandir. Cela dit, je ne peux être que consultant.Le but, c'est d'atteindre la D1 ?Oui, c'est notre objectif. Mais sans donner un calendrier précis. Si je m'investis à l'Olympic, c'est pour le long terme. Évidemment, les hommes d'affaires que je représente ne viennent pas dans ce club pour perdre de l'argent. Je suis persuadé qu'ils ont raison de viser la Belgique. Ce pays est proche de l'Angleterre. Je connais des clubs qui seraient intéressés par offrir à des joueurs, africains par exemple, un temps d'adaptation dans un championnat moins relevé que celui de Premier League.Cela ne risque-t-il pas de nuire aux joueurs du cru qui sont en train de réaliser du bon boulot en tête de la D3 ?Je ne suis pas fou. J'ai conscience de l'importance de créer ou de préserver une ambiance familiale à l'Olympic. Ce n'est possible qu'en réunissant tous ceux qui veulent aider le club à grandir. J'ai vu cette équipe une fois. Si je ne connais pas les joueurs, je peux dire qu'ils font du bon travail. Je les ai d'ailleurs rencontrés pour les rassurer avant de partir. Si je suis ambitieux pour l'Olympic, c'est simple, nous reprendrons les meilleurs joueurs. Ceux qui sont capables d'amener l'équipe le plus haut possible. Je trouve que Dante Brogno, avec qui j'ai joué au Sporting, gère bien la situation. Les joueurs en place doivent recevoir leur chance. Surtout s'il parviennent à faire monter l'équipe.Vous n'amènerez pas de joueurs ?C'est clair que l'Olympic peut servir de vitrine et permettre de réaliser des plus-values sur certains joueurs. Cela fait partie du business. Mais j'arrive avec un projet sportif solide. J'ai une idée très précise de ce qu'il faut faire ici.Vous vous impliquerez dans la gestion quotidienne du club ?À terme, je veux passer trois jours par semaine à Charleroi. Je vais aussi demander à Freddy Delanghe, avec qui j'ai joué et qui est resté un ami, s'il peut m'aider. Jean-Pierre Murari, que j'ai rencontré trois fois, jouit de la confiance de Freddy. Cela dit, il est encore beaucoup trop tôt pour avancer des noms. Ce qui est certains, c'est que je ne viendrai pas avec six employés anglais pour tout diriger. Le projet passe par une implication des gens de la région avant tout. Il faut réussir une osmose entre les investisseurs, ceux qui gèrent le club, l'équipe et le public.
Je suis excité à l'idée de commencer mon travail ici. J'ai déjà pris des contacts . Il y a tant à faire. Dans le domaine du sponsoring, de la gestion du noyau. J'espère pouvoir en dire plus dans un ou deux semaines quand tout sera en ordre dans la cession du club.
Parlons chiffres. Combien la reprise va-t-elle coûter ?Le prix n'est pas important. Ce qui compte, c'est l'avenir de l'Olympic.