Le RC Sa rtois coule des jours paisibles. Après un premier tour aussi décevant que chahuté, le club semble désormais reparti sur de bons rails. L'arrivée de Xavier Donnay, qui a succédé à Fabian Bonivert début novembre, n'y est pas étrangère.

« C'est possible mais je constate surtout qu'il y a eu une prise de conscience du groupe, explique le T1 sartois. Il y a pas mal de qualités au sein du noyau et il est évident que Sart n'était pas à sa place dans le bas du classement. » Le Sart actuel n'a effectivement plus rien à voir avec celui qui tardait à débuter son championnat en début de saison. « Une nouvelle dynamique s'est mise en place comme c'est souvent le cas quand un nouvel entraîneur arrive. » Rien d'étonnant dès lors à ce que les points suivent le mouvement. « Tout est lié. Quand les points sont là, ils permettent de travailler beaucoup plus sereinement. On a aussi un match de retard à disputer contre Etterbeek. Ce sont trois points « de réserve » qui pourraient bien nous servir. » Xavier Donnay n'est pas du genre à se lancer des fleurs mais son passé de joueur au CS Nivellois, Ways-Genappe ainsi qu'au RCS Brainois ainsi que le diplôme d'entraîneur UEFA A qu'il devrait décrocher dans quelques jours ne sont pas étrangers à sa réussite sartoise. « En tant que joueur, j'ai eu la chance de travailler avec des entraîneurs comme Felice Mazzu ou Hebert Rios qui m'ont beaucoup appris. Quant à mon diplôme d'entraîneur, je termine ma quatrième année de cours avec un stage chez Christophe Dessy et un examen chez Felice Mazzu. » Avec de telles références, son approche du football, même en P3, ne peut être que profitable à son entourage. Et quand on entend dire que Xavier Donnay doit entraîner bien plus haut qu'en P3, il répond simplement : « Je ne me sens pas pro. J'essaie juste de faire le mieux possible et de la façon la plus honnête possible. Tout se passe bien à Sart où le groupe a été bousculé dans ses habitudes. C'est vrai que les joueurs sont plus longtemps sur le terrain mais il était important de replacer certaines priorités. J'ai certainement une autre approche et d'autres ambitions avec des entraînements plus longs, une méthode et un contenu différents. À Sart, j'ai voulu commencer sur une page blanche et j'ai la chance de travailler avec un groupe de joueurs réceptif qui me montre de l'ambition. Si on est meilleur demain qu'aujourd'hui, on est dans la bonne direction. » Un entraîneur posé et réfléchi, un groupe de joueurs bourré de qualités et un club ambitieux. Rien de tel pour que Xavier Donnay mène à bien sa première expérience comme T1. À 39 ans, il ferait bien carrière dans la discipline mais « je prendrai ce qui vient, sans que ce soit une nécessité. »