Le premier conseil communal 2 010 débute par une minute de silence en mémoire de Raymond Roufosse inhumé la veille. Un point principal attend les membres du conseil : le budget 2010.
Un budget qui selon le député-maire Sébastian Pirlot « en ces temps de crise ressemble presque à s'y méprendre à celui de 2009 ». Si la situation financière de la commune lui permet de n'augmenter ni l'IPP ni les centimes additionnels, elle lui permet aussi de maintenir les subsides octroyés aux associations sociales ou sportives, aux institutions culturelles, aux fabriques d'églises ainsi qu'aux citoyens.
Mieux ! Grâce à un boni de 220 000 € sur le compte 2008, un remboursement de 56 000 € d'une provision pour la receveuse communale et le cumul de différents remboursements arrivés à terme, une rentrée de plus de 500 000 € a été enregistrée.
Ainsi donc sur ce demi-million, 400 000 € vont être transférés sur le budget extraordinaire pour réaliser sur fonds propres plusieurs projets tels les plaines de jeux par exemple.
Budget ordinaire en hausseÀ l'ordinaire, le budget présente des recettes pour 6 743 214 € contre 6 680 818 € de dépenses soit un boni de 62 396 €.
Dans les recettes, soit 1 306 €/hab, plus d'un tiers sont du ressort des différents impôts et taxes communaux, soit 457 €/hab.
Les dépenses quant à elles se chiffrent à concurrence de 1294 €/hab.
Dans les dépenses, on épinglera la hausse du coût pour le ramassage des déchets (+90 000 €), la cotisation à Vivalia (+ 30 000 €), la location de modules pendant les travaux du complexe (55 000 €) l'augmentation pour les fabriques d'églises (+14 000 €), le fonctionnement de la crèche (80 000 €). Ladite crèche qui sera à 100 % de ses possibilités d'occupation et d'accueil dès septembre de cette année.
Pour ce qui est des recettes, on épinglera l'augmentation du Fonds des communes (42 000 €) et les produits liés à la distribution d'eau (50 000 €) et un subside de 12 000 € lié aux 3 pactes de la fonction publique.
Que de chantiers !Pour l'extraordinaire, on annonce un boni de 87 097 € avec des recettes de 8 228 000 € contre des dépenses de l'ordre de 8 140 802 €. Toutes ces dépenses sont générées par les différents chantiers à ouvrir ou à terminer. La liste de ceux-ci est d'ailleurs parue dans nos colonnes du 13 janvier (« Les douze travaux de Sébastian Pirlot »).
Si la majorité de ces travaux sont subsidiés à 100, 80 ou 60 %, certains sont réalisés sur fonds propres qui sont eux-mêmes financés par des versements internes ou « par la vente d'actifs peu rentables comme les terres agricoles ». Hormis la problématique du réseau d'eau local, les gros chantiers sont sans nul doute la rénovation du centre sportif de Jamoigne et la réhabilitation du château du Faing. C'est pourtant pour ces deux dossiers que Sébastian Pirlot donne des échéances, des dates d'ouverture ou de réouverture.
Ainsi le complexe sportif ouvrira ses portes au plus tard début 2011 et le château du Faing inaugurera ses nouvelles fonctions de mairie en juin 2012. Qu'on se le dise !