C'était jour de budgets communaux mercredi soir à Vaux-sur-Sûre. Le jeu des questions réponses a duré plus d'une heure et demi avec une minorité en quête d'informations sur différents points des budgets tant à l'ordinaire qu'à l'extraordinaire.
Guy Mars (minorité) pointera notamment la gestion des déchets et sa communication : « Je suis déçu d'apprendre par le bulletin communal notamment la présentation des adjudications qui ont été réalisées, mais aussi les modalités concernant la gestion des tris des déchets. Je pense qu'il conviendrait d'abord de le voir au conseil avant de l'annoncer aux habitants. » « Au niveau des déchets, il a fallu composer avec le décret du ministre Lutgen, rétorque le mayeur Yves Besseling. Nous avons dû insérer un service minimum et un service complémentaire dans notre règlement. J'ai jugé qu'il valait mieux expliquer la nouvelle donne aux habitants en janvier, période où on sort moins son duo-bac que de le faire en mars. » Les deux côtés de la table s'opposeront également concernant la gestion des maisons en bois de Vaux-sur-Sûre, des maisons qui coûtent à la commune même si elles sont toutes occupées.
Un double discours ? « Quand je vois le frein pour le projet de nouvelle école à Rosière, poursuit Guy Mars. Je pense qu'on aurait peut-être plus dû utiliser la vente du réseau d'eau pour financer ce projet. » Le bourgmestre considère que l'opposition a un double discours. « Vous nous reprochez de ne pas avoir de politique sociale d'un côté alors que la Région wallonne en indique neuf, des maisons en bois. Et là, vous reprochez à ses maisons de ne pas rapporter de l'argent. Voulez-vous faire du social rentable ? » Pas question de double discours, selon M. Mars : « Je n'indique qu'une crainte. On a des habitations neuves et il faut déjà faire des réparations. Je crains que cela coûte finalement cher à la collectivité. » Une crèche communale À l'extraordinaire, le collège présente un programme riche avec la finalisation de gros projets comme la crèche communale ou encore l'extension de la maison communale. L'école de Rosière reste d'actualité au vu des derniers éléments. Dans le futur plan triennal, on devrait aussi retrouver les frais d'architecte pour la chaufferie à Vaux-sur-Sûre, le parking et les abords au cercle de Sibret et à la salle de Vaux-sur-Sûre, une extension à Morhet pour les 3X20 et les jeunes, la réfection des voiries communales pour 800 000 €. La minorité s'abstient sur les deux budgets. « Nous retrouvons des projets que nous avions aussi mis dans notre programme et notre volonté est d'apporter du bien-être des habitants. Notre objectif est de voir poindre des projets intéressants même si on aurait pu partir vers d'autres voies. »