Faire et défaire, c'est toujours travailler. Un éleveur exploite une porcherie le long de la RN 40 à Verlaine (Neufchâteau), et ce sans permis. Il a donc déposé à la commune une demande de régularisation pour un permis unique de classe 1 pour une exploitation de 5 000 porcs. À la mi-décembre, une enquête de commodo et incommodo a été ouverte. Elle devait se clôturer le 25 janvier. Mais entre-temps, il y a eu un hic.
Le hicLa procédure d'affichage n'a pas été respectée. Les affiches ont été plantées le long de la N 40, mais de l'autre côté de l'exploitation dans le sens Recogne-Neufchâteau. L'erreur est humaine, dit-on. En attendant, la commune a décidé de reprendre à zéro l'enquête de commodo et incommodo pour une période de 30 jours. L'affichage aura lieu cette fois sur les terrains de l'éleveur, Patrick Vanquaethem, entre l'exploitation visée et la RN 40, et il sera visible depuis la voirie principale.
Si la commune recommence à zéro, c'est pour qu'aucune insécurité juridique ne vienne grever ce dossier délicat, pour éviter tout recours de quelque partie que ce soit.
Une quinzaine de courriers sont arrivés à la commune entre-temps. Les réclamants vont-ils devoir réécrire ? Non, selon l'Union des villes et communes. Oui, selon la Région wallonne. Le bourgmestre Yves Évrard a promis que la commune ferait une démarche auprès de chaque personne ayant envoyé un courrier dans le cadre de la première enquête commodo et incommodo pour faciliter la tâche de chacun.
Affichage sur place, affichage aux valves des maisons communales de Neufchâteau et Libramont, dossier complet du promoteur accessible au public dans les deux maisons communales : on est reparti pour un tour de piste.
La décision appartient au collègeEt puis le dossier pourra repartir à la Direction des permis et des autorisations de la Région wallonne (DPA) et à l'urbanisme avec les remarques formulées par les riverains. L'administration rendra un avis que suivra ou ne suivra pas le collège communal, souverain en la matière.