Voilà déjà un quart de siècle que Guy Terwagne, venu s'installer dans le village, fonda le club de Gesves. Trois équipes disputèrent la première saison, en 1984, dans l'ancienne salle Cine Star. L'année suivante, les pongistes gesvois déménagèrent dans la salle des fêtes communales, grâce à l'intervention du Docteur Meuris, échevin des sports. Le club a bien grandi pour compter aujourd'hui une quarantaine de membres, répartis en sept équipes masculines et une féminine. « Durant ces 25 ans, on épinglera la montée de notre équipe féminine en nationale 2, en 1999, rappelle Dany Baerts, le dévoué secrétaire. Déjà lors de la saison 88-89, Laurence Guillaume, Christel Nutal et Suzanne Moyen avaient remporté l'interclubs de l'aile francophone en division 2 provinciale, après avoir été championne de la province. » Des dames qui, cette saison, brillent encore, en division 4 B. « Nous avons reconstruit une nouvelle équipe, emmenée par Lidivine Leclercq, Luivine Bizzotto, Danielle Rulkin et Marjorie Tremblez. Elles trônent en tête de la division 4, avec l'espoir d'accéder à la division 3 ».
Autre bonne surprise de la saison, l'équipe F, qui évolue en division 6 I et occupe la deuxième place, à trois points d'Evelette. « Une équipe composée exclusivement de jeunes ». Une belle récompense pour les dirigeants qui, depuis trois ans, ont choisi d'investir dans la formation des jeunes, en organisant pour les plus prometteurs et les plus motivés deux entraînements hebdomadaires. « Le travail a porté ses fruits puisqu'en trois ans, plusieurs jeunes sont montés série D, comme Guillaume Brunin (D2), Remi Becker (D4), Quentin Defays (D0) ou Romarik Leclercq (D6) ». Les entraînements sont dirigés par Luc Hermans, le mardi de 19 h à 21 h, pour les joueurs du haut de la liste de force. Les autres se retrouvent le jeudi en deux groupes, sous la direction de Philippe Leclercq, de 18 h 30 jusqu'à 20 h.
« Tout le monde est le bienvenu et chacun trouvera une compétition correspondant à sa force. » Les dirigeants rêvent aussi de nouvelles installations. « Certes, les autorités communales mettent à notre disposition une infrastructure assez bien adaptée pour la pratique du tennis de table et nous les en remercions, souligne le président, José Nemry. Mais nous devons démonter les tables après chaque entraînement. Et nous ne disposons pas de douches, ni de véritables vestiaires. Nous partageons aussi la salle avec d'autres associations, ce qui nous contraint de jouer tous nos matches à domicile, une semaine sur deux. Mais la fédération ne peut garantir cette faveur pour le futur. Plusieurs projets ont été lancés pour trouver une solution, comme l'aménagement du hall sportif, mais aucun n'a abouti jusqu'à présent ».