Les yeux du ciel bientôt à Beauvechain
Hie r, le colonel Gilbert Suleau, le commandant militaire du Brabant wallon, a présenté ses voeux pour la nouvelle année.
Le colonel a commencé par penser aux victimes du séisme qui a touché Haïti. « Les plus pauvres parmi les pauvres ont à nouveau été touchés. Certains d'entre eux ne pourront survivre dans l'immédiat qu'avec notre aide apportée dans l'urgence. Mais tous ne pourront se reconstruire un avenir que si nous poursuivons notre assistance, que si nous marquons très concrètement notre solidarité à plus long terme, bien après que les projecteurs des médias se soient éteints. » Mais le commandant militaire de la Province ne pouvait pas passer à côté de la réforme de la Défense initiée par le ministre en titre, le CD & V Pieter De Crem. « Que nous réserve la transformation de la Défense ? » s'est-il demandé.
Tout d'abord : Nivelles et la pharmacie militaire. Si on a parlé d'une possible fermeture, l'EMI Tech conserve ses missions actuelles, dont la fabrication de médicaments, mais il se voit « ajouter des tâches en appui encore plus direct aux opérations qui lui sont transférées essentiellement d'une unité située à Ghlin et qui, elle, sera dissoute. » Le nom du nouvel ensemble à Nivelles deviendra EMI 5.
Mais la conséquence la plus importante pour le Brabant wallon de la restructuration de la Défense, c'est bien sûr l'arrivée, en septembre prochain, de 20 hélicoptères Agusta A109 en provenance de la base de Bierset qui ferme. Quatre hélicoptères de transport NH90, à acquérir, seront également basés à Beauvechain. Sans doute fin 2011.
Enfin, « le plateau de Beauvechain accueillera la partie opérationnelle de l'actuel ontrol & Reporting Centre de Glons (province de Liège), dont la mission est le contrôle défensif de notre espace aérien », a indiqué le colonel Suleau. Une centaine de personnes devrait ainsi s'installer à Beauvechain dans le cadre de l'arrivée de cette unité.
Ces contrôleurs scrutent le ciel pour voir si tout s'y passe correctement. Si un avion quitte sa trajectoire prévue et qu'il ne répond plus ou qu'un engin non autorisé pénètre dans l'espace aérien contrôlé, ces militaires peuvent envoyer deux F-16 à sa poursuite. Cette tâche se fait en collaboration avec l'Allemagne et les Pays-Bas
.Q. C.