Les voeux de la zone de police Centre Ardenne ont déjà donné lieu à des envolées du bourgmestre de Bastogne Philippe Collard, président du conseil de police. Cette année, place à plus de consensus d'autant que le mayeur laissait passait le relais à son homologue chestrolais Yves Evrard. « Nous pouvons être fiers du bilan que nous affichons, lance Philippe Collard.
« Le collège de police a tenu son engagement d'augmenter annuellement de 2 % la dotation des communes à la zone de police. Un recrutement supplémentaire a été réalisé, sans aucune aide financière supplémentaire tant au niveau régional que fédéral, tant au niveau du personnel (+ 7 en trois ans) que du CALOG (de 8 à 24). » Et M. Collard de rappeler également l'amélioration de la sécurité individuelle du personnel, de nombreux travaux d'infrastructure (à Vaux-sur-Sûre, Bastogne, Libramont et bientôt Bertogne) pour un total de 860 000 euros. Le mayeur se tourne alors vers le personnel de la zone : « Je vous exhorte donc à maintenir le cap et à conserver, ou à retrouver une nouvelle motivation. » Le bourgmestre MR citera même Jaurès : « Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel. » Son successeur Yves Evrard a alors plaidé pour une plus grande synergie entre les services qui ont un but commun : assurer le bien-être du citoyen.
André Mathieu, le chef de la zone porte un regard moins heureux sur cette année notamment au niveau des moyens mis à la disposition de la zone. « Face à la crise économique et financière mondiale, notre zone a vu ses recettes stagner, analyse-t-il. La criminalité est globalement maintenue même si les faits de violence continuent d'inquiéter. Pour preuve, en 2009, suite aux nombreux problèmes d'ordre public et de manifestations, nous avons presté 16 800 heures supplémentaires. Dans le cadre de l'examen des moyens pour 2010, je demande à chaque membre du personnel, par de petits gestes quotidiens de veiller à éviter les gaspillages. » Et le commissaire de se souvenir d'une porte tenue ouverte par un extincteur en plein hiver et de son petit mot incitant à la fermeture de cette porte sans quoi il imposerait au contrevenant une séance d'exercice physique visant à une marche forcée sur le RAVeL en portant le dit extincteur jusqu'à la frontière grand-ducale et retour. Une missive qui a eu son impact...
Il remercia aussi son personnel pour le travail effectué pour des tâches parfois délicates.
Il précise toutefois que « la police n'est qu'un des maillons de la chaîne de sécurité intégrale et que, même en faisant de son mieux, certaines missions que chacun voudraient voir cibler par la police, incombent prioritairement aux parents, aux enseignants et aux autorités. » Après cette partie académique, il était temps de retrouver un peu plus de légèreté notamment en saluant les mises à la retraite de Jacques Sonnet et de Jean-Jacques Malagne.Th. L.