Les habitués du comité provincial du Hainaut ont bien dû s'en rendre compte. Francis Philippon a passé le relais au poste de secrétaire. Pour lui, le temps est - très temporairement ! - au repos. Pour son successeur, le temps est par contre au travail et à la prise de repères. C'est ce que s'efforce à faire Dominique Moreau qui, depuis le début du mois de décembre, a pris place dans le fauteuil de secrétaire provincial. Originaire de Mouscron, cet ancien joueur de l'Excelsior et de l'Union de Tournai nous confie ses premières impressions après un peu plus de six semaines dans ses nouvelles fonctions.

Dominique, si vous deviez vous présenter...J'ai 49 ans, je suis originaire de la ville de Mouscron mais j'habite depuis dix ans maintenant dans un petit village près d'Ecaussinnes, à Besonrieux très exactement. Je suis en ménage et j'ai deux enfants. J'ai suivi des études en électronique.

Quel a été votre parcours professionnel ?Comme beaucoup, grâce à ma formation d'électronicien, j'ai vite débouché sur le métier d'informaticien. Je suis ainsi rentré à la fédération belge de football. Et j'y suis resté jusqu'au premier décembre dernier.Mais vous aviez une autre fonction au sein de l'Union belge...Oui, j'avais une double casquette, comme on dit. J'avais aussi un pied dans le sportif puisque je m'occupais d'une partie du scouting pour les sélections nationales des jeunes. C'était une branche de mon activité professionnelle qui me passionnait énormément. Je suivais principalement les moins de 21 ans et concrètement, on me demandait de suivre un match d'espoirs de D1 ou D2 par semaine.Une mission que vous avez abandonnée. Ce n'était pas compatible avec votre nouveau poste au sein du comité provincial ?Il aurait été possible, selon moi, de combiner les deux. Mais avec certaines difficultés, il faut bien l'avouer. Toutefois, j'ai pris la décision de ne pas continuer. D'un point de vue des horaires, je n'aurais plus eu beaucoup de temps libres. Ensuite, j'avais promis à ma compagne de ne pas cumuler les deux. Enfin, j'ai fait une croix sur ce rôle par respect pour les clubs de la province. En effet, en continuant mon travail de scout, j'aurais rendu pas mal de visites aux six ou sept mêmes clubs. Pour les autres, cela aurait pu être mal vu d'après moi. Mais il est clair que j'abandonne le scouting avec de grands regrets.

Comment êtes-vous arrivé comme secrétaire provincial ?Suite à une envie personnelle. J'avais fait le tour de mon boulot d'informaticien à l'Union belge. Je n'avais plus la motivation et comme je ne pouvais pas revendiquer un poste plus haut dans ce domaine, j'ai été tenté par une nouvelle aventure. C'est alors que j'ai appris que le poste de secrétaire provincial du Hainaut allait se libérer et j'ai postulé.

Et vous voilà désormais à la place de Francis Philippon. La succession n'est-elle pas trop lourde ?Si vous me demandez de vous dire si je vais travailler dans la continuité de Francis, je vais répondre que oui. Néanmoins, les comités provinciaux sont des structures autonomes propres et chacune fonctionne de manière différente. Je vais donc aussi apporter mes méthodes de travail. Par conséquent, il y a des petites habitudes qui vont peut-être changer.La transition s'est-elle bien passée ?Cela n'a pas posé de gros soucis. La seule chose est que dans ces situations-là, c'est l'entourage qui a un peu plus de mal car la situation est ambiguë. La personne « sortante » est encore là alors celle qui arrive est de plus en plus présente. Les collaborateurs ont donc un peu de difficultés à s'y retrouver. Pendant ce temps, j'ai donc veillé à me faire une vision globale de la situation. Car je tombe un peu dans l'inconnu. J'ai dû cerner la mission qui m'a été confiée.Comment peut-on vous définir ?Comme quelqu'un d'organisé. Rigoureux ? Pas à outrance mais je pense que certaines personnes vont le ressentir de cette manière. De par mes métiers de footballeur et d'informaticien, j'ai appris à faire preuve de rigueur dans tout ce que j'entreprenais. C'est une marque de fabrique en quelque sorte. Ce que je souhaite, c'est aussi d'apporter quelque chose de neuf. J'ai et je vais amener une ligne de conduite qui m'est propre. Toutefois, il ne faut pas me voir comme une personne autoritaire et fermée. Certes, j'ai projet mais je reste ouvert. J'ai encore énormément de choses à apprendre : à gérer des réunions, certains conflits...

Quelle est la journée-type d'un secrétaire provincial ? Ou vous n'en avez peut-être pas ?C'est exactement cela. Difficile de dire à telle heure, je fais ci et à un tel autre moment de la journée, je fais cela même si j'aime bien avoir mes petites habitudes. J'essaie juste de bosser à moyen et long terme, de travailler sur des projets afin de rendre notre football plus attractif et de simplifier la vie des personnes qui gravitent autour.